Rabat interdit la publication de témoignages sur les Années de plomb

- 14h14 - Maroc - Ecrit par : L.A

La justice marocaine a ordonné, jeudi 19 juin, à un quotidien de stopper la publication de témoignages en rapport avec la dure répression politique qui a sévit pendant les "années de plomb" (1960-1999) sous le règne d’Hassan II, a-t-on appris de source judiciaire.

Contrairement à certaines déclarations d’anciennes victimes de la répression rendues publiques en décembre 2004, les témoignages dont il est question n’ont cette fois ci pas été reprises à la télévision et à la radio nationales.

Faisant valoir une loi, dont les décrets d’application n’ont pas encore été promulgués, qui stipule que le délai pour la libre communication de certaines informations peut aller de 30 ans à un siècle, le tribunal de première instance de Rabat a donné raison au président du Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH), Ahmed Herzenni, qui demandait la fin de la publication des témoignages incriminés.

Source : Reuters

  • Herzenni récidive dans la censure

    Le président du Conseil consultatif des droits de l'homme a menacé, cette semaine, l'hebdomadaire arabophone Al Hayat de poursuites judiciaires s'il ne mettait pas fin à la publication de témoignages auprès de l'IER, restés jusque là confidentiels.

  • Le CCDH porte plainte contre "Al Jarida Al Oula"

    Au siège du quotidien « Jarida Al Oula », c'est la fièvre qui précède le bouclage. Sauf que ce mardi 10 juin est une journée particulière. Le directeur de cette nouvelle publication, Ali Anouzla, est cité à comparaître ce mercredi matin dans une plainte déposée contre lui par le président du Conseil consultatif des droits de l'Homme. Motif de la plainte en référé examinée ce matin par le tribunal de première instance de Rabat : la publication des déclarations faites par de grands témoins écoutés par les membres de l'Instance Equité et Réconciliation.

  • Une centaine d'avocats pour défendre Al Jazeera

    Le tribunal de première instance de Rabat a décidé de reporter au 4 juillet le procès du directeur du bureau d'Al Jazeera à Rabat. Hassan Rachidi qui a comparu hier en état de liberté doit répondre du chef d'accusation de diffusion de fausses informations sur les événements de Sidi Ifni dont le décès de huit personnes.

  • Ahmed Herzenni sur la sellette

    Sale temps pour Ahmed Herzenni. Le Président du Conseil consultatif des Droits de l'Homme (CCDH) ne fait plus l'unanimité. Son action ainsi que ses discours sont contestés par les associations de défense des droits de l'Homme et les victimes des années de plomb.

  • L'UE soutient un "plan d'action" marocain des droits de l'homme

    Le Maroc et l'Union européenne (UE) ont lancé conjointement vendredi à Rabat le processus de mise en oeuvre d'un "Plan d'action" en matière de démocratie et de droits de l'homme, en application de la Déclaration de Vienne adoptée par 171 Etats en 1993. L'UE a débloqué une somme de deux millions d'euros en soutien au programme marocain, a indiqué Bruno Dethomas, représentant de l'UE à Rabat.

  • Retrait de l'accréditation et procès contre le directeur d'Al Jazeera

    Le directeur marocain du bureau de Rabat de la chaîne TV Al Jazeera à Rabat, Hassan Rachidi, a été inculpé vendredi pour "diffusion d'une fausse information" et s'est vu retirer son accréditation. Son procès, ainsi que celui d'un cadre d'une association des droits de l'homme, débutera le 1er juillet devant un tribunal de première instance de Rabat.

  • Décès de Driss Benzekri

    Driss Benzekri, décédé dimanche à l'âge de 57 ans, était l'un des plus célèbres défenseurs des Droits de l'Homme au Maroc : il fut un opposant au régime du roi Hassan II avant que le roi Mohammed VI l'invite à tenter de "tourner la page" des années de plomb (1960-1999).

  • Que reste-t-il de la liberté de la presse au Maroc ?

    Que reste-t-il de la liberté de la presse au Maroc ? Les six premiers mois de l'année 2008 ont été marqués par une avalanche de procès et par des décisions judiciaires et administratives liberticides. Dans le même temps, les promesses du gouvernement du Premier ministre Abbas El Fassi, qui s'était engagé à réformer le code de la presse, n'ont toujours pas été concrétisées. À ce jour, aucun projet n'a été présenté à la Chambre des députés.

  • Un avis consultatif du CCME sur l'immigration

    À travers le Conseil de la Communauté Marocaine à l'Etranger (CCME), le Conseil Consultatif des Droits de l'Homme (CCDH) s'apprête à émettre un avis consultatif destiné au Souverain.

  • Y a t-il eu dérapage à Sidi Ifni ?

    Une commission d'enquête parlementaire cherche à Sidi Ifni, depuis vendredi soir, à déterminer les éventuelles responsabilités des forces de l'ordre et des autorités dans les émeutes qui ont touché la ville le 7 juin dernier. Les organisations de défense des droits de l‘Homme, qui les accusent de graves violations des droits de l'homme, ne sont guère optimistes quant aux résultats de l'enquête.