Kiri Maroc vs Kiri France : une même marque, deux qualités très différentes
Une comparaison entre le fromage Kiri vendu au Maroc et celui commercialisé en France révèle un écart considérable en matière de composition et de qualité. Malgré les démentis de la société et l’ONSSA, le mal est fait.
Suite à la vidéo publiée sur TikTok par un créateur de contenu français révélant la présence d’additifs alimentaires réputés dangereux et interdits en France dans certains fromages à tartiner, notamment le Kiri, le site Al3omk a comparé les deux produits. Cette comparaison révèle un écart considérable en matière de composition et de qualité entre le Kiri marocain et son équivalent français. Le Kiri produit au Maroc est une transformation industrielle intensive, alors que son équivalent français contient des ingrédients naturels.
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De l’examen d’un emballage de Kiri marocain (150 g), il ressort un « mélange de fromage blanc et de crème » contenant plusieurs additifs industriels destinés à modifier le produit de base. Parmi eux, « l’amidon modifié », utilisé pour épaissir la texture et garantir la cohésion souhaitée, un ingrédient traité chimiquement, ainsi que les « sels émulsifiants », des composés chimiques tels que le polyphosphate (E452), le phosphate tricalcique (E341) et l’acide citrique (E330). Ces sels servent à empêcher la séparation des graisses et de l’eau, à maintenir une texture crémeuse homogène et à prolonger la durée de conservation du produit.
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Résultat : le fromage Kiri produit au Maroc est loin d’être un fromage frais. Le produit se rapproche davantage de la catégorie des « fromages fondus » ou « traités ». Selon une étude scientifique reconnue, publiée dans la revue médicale allemande Deutsches Ärzteblatt International en 2012, une consommation excessive de phosphates ajoutés (présents en grande quantité dans les aliments transformés), peut entraîner une hausse du taux de phosphore dans le sang. Cette élévation est associée à des complications graves, notamment des maladies cardiovasculaires – le phosphore favorisant la calcification des artères – et des problèmes rénaux, constituant une charge supplémentaire pour les reins, en particulier chez les personnes souffrant d’insuffisance rénale, précise l’étude.
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Les classes sociales à faibles revenus sont souvent les plus grandes consommatrices de ces produits industriels, les exposant davantage à ces risques, font remarquer les chercheurs. Selon d’autres études, certains additifs alimentaires, comme l’amidon modifié ou des substances similaires telles que la maltodextrine, peuvent altérer la santé intestinale. Ces additifs, bien qu’autorisé à la consommation, peuvent perturber l’équilibre de la flore intestinale chez certaines personnes, provoquant des troubles digestifs à long terme, font savoir des plateformes médicales fiables telles que Verywell Health.
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Fort de ces constats, le média interroge la société Fromageries Bel Maroc sur ce double standard : pourquoi ne pas unifier les normes de qualité et de transparence afin de garantir à tous les consommateurs, quel que soit leur pays, un produit sûr et sain ? L’entreprise n’aurait pas répondu à cette préoccupation.