Recherche

Le coureur marocain Abder El Badaoui : "Je marche toujours aux sentiments"

© Copyright : DR

7 août 2020 - 00h00 - Sport

Le coureur marocain Abder El Badaoui a réussi son aller-retour Auxerre-Dijon en quatre jours en compagnie de son ami Michel Naudot. Il se dit heureux d’avoir relevé ce défi "malgré les douleurs physiques dues au parcours."

Abder El Badaoui ne s’était pas vraiment entraîné pour affronter ce parcours mais avec foi il est parvenu. "J’ai pensé à une parole de mon père, malheureusement décédé il y a peu, qui me disait : ‘Si tu as la foi dans tout ce que tu entreprends, tu le réaliseras’ et il ajoutait : ‘Inch’Allah’. Cette phrase m’est restée en tête et me sert beaucoup pour avancer dans la vie", confie à L’Yonne Républicaine le coureur.

L’athlète avait prévu faire cette course l’année dernière. "[…] Avec ma femme et ma fille on a eu l’honneur d’être invités par le consulat du Maroc à la Fête du trône, qui est quelque chose de très important au Maroc, c’est l’anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté. C’était la 20e édition et pour honorer cette fête, j’avais prévu d’aller en courant à Dijon pour faire plaisir à l’ambassade du Maroc à Dijon. Mais tout a été annulé, j’ai donc tout de même maintenu cet aller-retour à Dijon", raconte-t-il.

La première étape de la marche a été très difficile pour Abder. Il dit avoir fait une erreur de ravitaillement. De plus, il avait une douleur sous le pied qui l’empêchait de courir. "J’ai vraiment failli, ce qui est rare pour moi, faire demi-tour, dit-il. Je pensais alors à ma fille qui avait pris le départ avec moi le (samedi) matin, il était hors de question de revenir à Auxerre sans remplir mon contrat. Je marche toujours aux sentiments, je ne suis pas logique (rires)".

"J’ai un petit peu négligé le parcours, je ne m’attendais pas à autant de dénivelé, c’était dur, surtout le retour et la troisième étape qui a été usante, il fallait s’accrocher. Mais le mental a pris le dessus et j’ai avancé foulée par foulée. J’ai une très grande satisfaction, ça fait vraiment un grand bien lorsque l’on revient à Auxerre", se réjouit Abder.

Son prochain défi, dira-t-il, c’est d’accomplir un autre rêve vieux comme Auxerre-Bzou. Il s’agit de l’écriture d’une biographie. Raconter et partager ce qu’il a vécu entre sa vingtaine d’années au Maroc et ses 30 ans à Auxerre.

Mots clés: Athlétisme , Auxerre , Dijon

Bladi.net

Bladi.net - 2020 - Archives - A Propos - Contact