le Roi décide d’abaisser l’âge de vote à 18 ans

- 18h28 - Maroc - Ecrit par :

SM le Roi Mohammed VI a décidé d’abaisser l’âge de vote à 18 ans au lieu de 20 ans et invité le gouvernement à prendre les dispositions nécessaires à cet effet.

"Pour que se concrétise Notre aspiration de voir la jeunesse marocaine s’investir massivement dans la réalisation de Notre projet de société démocratique moderniste, Nous avons décidé d’abaisser l’âge de vote à 18 ans, et invitons le gouvernement à prendre les dispositions nécessaires à cet effet", a annoncé le souverain en installant, mardi, le Diwan Al-Madhalim et le Conseil Consultatif des Droits de l’Homme à l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme.

"Nous sommes convaincu que Notre jeunesse, dont Nous partageons les préoccupations, tout comme Nous essayons de répondre à ses aspirations, assumera cette mission avec l’idéalisme et l’enthousiasme qui lui sont connus", a indiqué SM le Roi. Le souverain s’est dit convaincu que la jeunesse marocaine donnera une "puissante impulsion à la citoyenneté responsable et apportera du sang nouveau à la pratique démocratique (...)".

SM le Roi a expliqué qu’en installant le Diwan Al-Madhalim et le Conseil Consultatif des Droits de l’Homme, "Notre propos n’est pas seulement de renforcer les institutions chargées d’assister Notre Majesté à assurer la protection des libertés des citoyens, mais Nous entendons aussi doter notre pays d’institutions qui devront épier les dysfonctionnements, épingler d’éventuelles violations de leurs droits et contribuer, par leurs propositions pratiques, à la réforme législative, judiciaire et administrative".

Le souverain a rappelé le changement de la composition du CCDH et souligné que "si le Conseil dans sa structure initiale s’est essentiellement attaché à régler les question restées en suspens, en matière des droits de l’Homme, en revanche, dans sa position actuelle il se tourne résolument vers le Maroc de l’avenir, celui de la consécration définitive des droits de l’Homme".
SM le Roi a annoncé qu’il a choisi M. Omar Azzimane pour la présidence du Conseil et nommé M. Driss Benzekri à la tête du Secrétariat général du Conseil.

Parlant des acquis du Royaume en matière de démocratie, le Souverain a indiqué que "tout en appréciant à leur juste valeur les progrès considérables enregistrés au Maroc et reconnus à l’intérieur et à l’extérieur du pays au cours de cette dernière décennie, Nous ne devons pas, pour autant, perdre de vue le fait que la démocratie est une lutte permanente et un combat de tous les jours, que c’est un chemin long, très long, voire sans fin". "Nous devons donc nous atteler à ce qui reste encore à faire, autant que nous nous sommes investis dans ce qui a été fait", a dit Sa Majesté.

S’adressant aux membres du conseil, le Souverain les a exhortés à "s’employer à mettre au point une approche sage et réaliste pour la protection des droits, et de se muer en un vaste espace d’interaction positive entre les sociétés politique et civile et les pouvoirs publics". La mission du Conseil, a expliqué SM le Roi, est de "Nous aider, par ses avis consultatifs puisés dans les vertus du dialogue et de la probité, à faire triompher le droit et l’équité et à ouvrir une nouvelle page, laissant à toutes les potentialités la latitude de s’associer à l’édification d’un Maroc démocratique".

Le souverain a, à cette occasion, appelé le Conseil, eu égard au poids croissant des Droits de l’Homme dans les relations internationales, à s’occuper, en collaboration avec les organes consultatifs similaires dont le Maroc assume la présidence au niveau international, "des droits de nos fidèles sujets qui sont séquestres à Tindouf au mépris de toutes les conventions internationales" et à "oeuvrer, en coordination avec les instances similaires, pour la préservation de la dignité des Marocains résidant à l’étranger".

Concernant Diwan Al Madhalim, SM le Roi a annoncé qu’il a nommé Moulay Slimane Alaoui en qualité de Wali Al Madhalim, l’exhortant à "ne ménager aucun effort, pour mettre en place cette institution dans les meilleurs délais, en s’entourant de collaborateurs qualifies, aptes à examiner en toute équité les doléances".

Le souverain a souligné que Diwan Al Madhalim a été créé "dans le cadre de la concrétisation de Notre concept de l’autorité" et pour que, à son tour, "il traduise Notre volonté de renforcer la synergie entre ladite autorité et le citoyen, dans le respect total des règles garantissant la primauté de la loi et de l’équité".

MAP

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