Un logiciel israélien pour espionner un journaliste marocain

- 06h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Le logiciel d’origine israélienne Pegasus a été utilisé par les autorités marocaines pour espionner le journaliste d’investigation Omar Radi. C’est ce que révèle Amnesty International.

À travers un rapport détaillé, l’ONG Amnesty International a révélé que le journaliste d’investigation marocain Omar Radi a fait l’objet de plusieurs attaques dans le courant de l’année 2019. D’après les experts, le téléphone du journaliste a été victime de plusieurs intrusions conduites par le logiciel Pegasus, conçue par la firme israélienne NSO, et qui a déjà fait objet de plusieurs accusations pour avoir aidé plusieurs États à espionner leurs opposants.

Des analyses poussées sur le smartphone de la victime révèlent qu’il a fait l’objet de plusieurs attaques «  par injection de réseau  » entre janvier 2019 et janvier 2020, selon France info. Et de poursuivre que ce type d’attaque, consiste à rediriger le navigateur internet du smartphone vers un site malveillant qui va permettre l’installation d’un logiciel espion sur le téléphone ciblé. Pour être mené à bien, ce type d’opération nécessite que «  l’attaquant  » ait le contrôle du réseau mobile sur lequel se connecte la cible. Cela peut être fait via un opérateur se situant à proximité du téléphone visé équipé d’un dispositif.

Interrogé, Omar Radi confirme avoir constaté un comportement suspect de son téléphone qui selon lui, le redirige vers d’autres serveurs totalement. Il affirme être surveillé depuis quelques années par les services de sécurité marocains, ajoutant avoir été repéré par la police en 2008-2009, après avoir envoyé des SMS pour un rendez-vous avec un groupe d’amis. En effet Omar Radi, avait été déjà emprisonné en décembre 2019 suite à un tweet critiquant le juge qui avait condamné plusieurs opposants au régime marocain.

Âgé de 33 ans, Omar Radi est un journaliste d’investigation vivant à Rabat, dont les enquêtes traitent de la corruption au Maroc, des mouvements sociaux, ou de la prédation foncière qui touche les populations les plus pauvres dans certaines régions du pays.

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