La maire de Casablanca Nabila Rmili accusée de protéger une « mafia de l’immobilier »

- 07h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Le président de l’arrondissement d’Aïn Sebaâ, Youssef Lahsinia, a déclenché une vive polémique en adressant une lettre de dénonciation à la maire de Casablanca. Le membre du Parti du mouvement populaire accuse directement Nabila Rmili de « collusion » avec des promoteurs immobiliers et de couvrir des violations manifestes des lois d’urbanisme en vigueur.

Au cœur du litige figure l’octroi d’autorisations pour des immeubles ne respectant pas les ratios de stationnement obligatoires. Alors que la loi impose une place de parking par appartement, Lahsinia cite des projets de 30 logements ne disposant que de 20 places. Cette pratique permettrait aux promoteurs de générer des millions de dirhams de profit additionnel au détriment des habitants.

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Face à ces alertes, la réponse de la commune a été catégorique. La maire de Casablanca a recadré le président d’arrondissement, arguant qu’il n’avait aucune compétence juridique pour intervenir sur ce dossier spécifique. Elle a, par ailleurs, retourné l’accusation en invoquant un éventuel « abus de pouvoir » de la part de l’élu local.

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Déterminé à défendre les intérêts des résidents, Youssef Lahsinia se dit désormais prêt à porter l’affaire devant la justice. Il qualifie la situation de « scandale urbanistique » majeur et réclame l’ouverture d’une enquête officielle pour établir les responsabilités de toutes les parties impliquées dans la gestion de ces permis litigieux.

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