Le Maroc s’attaque aux blocages qui pénalisent les MRE

- 22h00 - Maroc - Ecrit par : Nadia El A.

Face à l’afflux estival des vacanciers, le ministère de l’Intérieur exige l’accélération du traitement des permis de construire pour les Marocains résidant à l’étranger (MRE) . Une directive stricte visant à éradiquer les lenteurs administratives et les blocages chroniques dans les agences urbaines.

Chaque été, le retour des Marocains résidant à l’étranger engorge les services de l’urbanisme. Cette période, souvent choisie pour régler des dossiers d’investissement ou de logement, se transforme en véritable parcours du combattant. Les doléances remontées par les consulats pointent un manque flagrant de coordination, une faible numérisation et une lenteur extrême dans le traitement des requêtes. La tutelle a également relevé que certains élus et intermédiaires profitaient de cette complexité procédurale pour monnayer leurs services, dans le but d’engranger des gains électoraux à l’approche des élections de septembre.

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Pour mettre fin à ces dérives, les gouverneurs des régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi et Tanger-Tétouan-Al Hoceima ont ordonné une mobilisation générale. Les fonctionnaires doivent drastiquement réduire les délais d’étude des dossiers, en particulier pour les certificats de conformité et les autorisations de bâtir. L’objectif prioritaire est d’éviter aux usagers de multiplier les déplacements inutiles entre diverses administrations pour finaliser une seule transaction.

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L’administration centrale refuse que ces nouvelles consignes restent lettre morte et exige la remontée de rapports de suivi réguliers. Les autorités surveillent tout particulièrement l’application des décisions de justice. Actuellement, de nombreux jugements définitifs prononcés en faveur des membres de la diaspora contre des présidents de communes demeurent inappliqués depuis des années. Ces blocages concernent fréquemment des démolitions de bâtiments illégaux sur des terrains privés ou des régularisations de chantiers, une situation juridique encore aggravée par les récentes vagues de révocations au sein des conseils communaux élus.

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