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Maroc : les parents d’élèves redoutent une année blanche

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30 mars 2020 - 05h40 - Société

L’évolution de la crise sanitaire qui secoue le Maroc fait soulever des craintes sur une probable année blanche chez parents et élèves. Mais le gouvernement a encore dans sa manche deux cartes à jouer pour sauver l’année, selon une source au département de Saaïd Amzazi.

Le scénario d’une année blanche est impossible, selon le ministère de l’éducation qui indique que dans un premier temps, «  70% du programme scolaire a déjà été dispensé avant la suspension des cours et un dispositif d’enseignement à distance a été mis en place  ». Donc, il n’y a aucune chance que les 30% du programme qui restent à finaliser ne se fassent pas, malgré la crise sanitaire actuelle. Même si le ministère possède quelques marges de manœuvre, il rassure sur le fait que «  toute décision prise par le ministère prendra en considération l’intérêt des élèves et veillera à ne pas impacter leurs résultats  », rapporte LesEcos.ma.

Dans un second temps, le ministère explique que la capacité de production des ressources numériques vient d’être augmentée, de même que la création de nouveaux studios dans deux centres dédiés à cette fin à Rabat. Les douze académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF) ont été également mobilisées pour renforcer le dispositif, selon le ministère de tutelle qui a indiqué que «  la machine est en marche en dépit des couacs du démarrage et du défi de l’accélération du rythme de production des ressources numériques pédagogiques  ».

En attendant la fin de la crise, le département de tutelle essaie d’anticiper en préparant le maximum de cours. «  Le programme scolaire sera dispensé à distance jusqu’à la reprise des cours, même pendant les deux semaines des vacances  », rassure le ministère, qui souligne qu’en milieu rural, «  des enseignants préparent et impriment des cours et des exercices pour les distribuer aux élèves jusque chez eux ».

L’enseignement privé bénéficie également du dispositif mis en place par le ministère de l’Éducation nationale, mais sans l’adhésion des élèves et des parents, il ne pourrait pas prospérer. «  Il s’avère difficile de s’adapter à la nouvelle situation et de gérer le suivi des cours à distance  », selon Fatima, mère de deux enfants scolarisés en 6ᵉ année du primaire et 1ère année de baccalauréat. « Si mon fils aîné est bien conscient de l’importance de suivre ses études à distance et de bien préparer son examen régional, ma fille, en revanche, n’arrive pas encore à s’adapter bien que son école privée ait mis en place une plateforme numérique d’enseignement. », ajoute-t-elle.

Si Aymen, 16 ans, suit avec assiduité les cours les cours par WhatsApp dispensés par certains de ses professeurs, ce n’est pas le cas de tous ses camarades de classe dont «  certains n’ont pas encore adhéré au nouveau mode d’enseignement  », a-t-il précisé.

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