Maroc : des élus accusés d’avoir vendu illégalement des terres de l’État

- 12h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Un parlementaire a été déchu de son mandat pour son implication dans des affaires de spoliation de terrains appartenant à l’État, au domaine forestier et au ministère de l’Intérieur (terres collectives). C’est ce que révèle un récent rapport de l’Inspection générale de l’administration territoriale (IGAT).

« Ce rapport a été mis à la disposition des walis afin qu’ils prennent les décisions qui s’imposent dans le cadre de leurs prérogatives, conformément aux dispositions de la loi organique n° 113-14 relative aux communes », rapporte Assabah, précisant que d’autres parlementaires, ainsi que des présidents et vice-présidents de communes, et des élus, seraient également impliqués dans ces affaires.

À lire : Maroc : de hauts responsables sanctionnés

« Les faits reprochés à certains présidents de communes et à leurs vice-présidents seraient extrêmement graves, portent préjudice aux collectivités qu’ils administrent et, par ailleurs, tombent sous le coup de l’article 64 de la même loi organique », ajoute le quotidien, soulignant que « de grands élus ont battu tous les records en matière de spoliation de terrains du domaine forestier, notamment en procédant à leur cession à autrui ou en autorisant des constructions en violation flagrante des lois en vigueur ».

À lire : Deux figures politiques de Marrakech accusées de spoliation immobilière

Avec le soutien de certains parlementaires, ces élus lancent des projets immobiliers sur les terrains du domaine forestier, sans réaliser des études, ni obtenir les autorisations nécessaires des agences urbaines compétentes, violant ainsi le Code de l’urbanisme.

  • Au Maroc, des élus fantômes bientôt sanctionnés ?

    Du souci pour les « élus fantômes » au sein des conseils communaux au Maroc. La direction générale des collectivités territoriales relevant du ministère de l'Intérieur a instruit les présidents des communes de dresser des listes de présence et de recenser les absences lors des sessions des conseils.

  • Maroc : des élus impliqués dans des fraudes massives

    Au Maroc, de graves irrégularités ont été relevées dans la délivrance de permis de construire pendant l'été, notamment dans les régions de Casablanca-Settat et de Marrakech-Safi. Plusieurs présidents de communes, ainsi que des élus locaux, seraient impliqués dans ces fraudes.

  • Maroc : des habitations illégales démolies

    Les autorités locales de la circonscription d'Aït Amira, dans la province de Chtouka Aït Baha, ont procédé à la démolition de dizaines de constructions réalisées sur les terres de la collectivité soulaliyate, et ce, dans plusieurs douars de la région.

  • Maroc : des irrégularités qui pourraient coûter cher à des responsables

    Soupçonnant des irrégularités concernant la délivrance des permis de construire, les services centraux du ministère de l'Intérieur auraient adressé des demandes d'explication à des présidents de communes dans les régions de Casablanca et Rabat.

  • A Kénitra, des terres collectives spoliées

    Dans la province de Kénitra, un président de commune et ses deux adjoints, ainsi que des avocats et des fonctionnaires sont accusés d'escroquerie et de falsification dans une affaire de spoliation des terres soulaliyates.

  • Une affaire de spoliation foncière secoue la région de Casablanca

    Le tribunal de première instance de Casablanca a prononcé l'acquittement de Mohammed A. et de Saïd A., accusés d'escroquerie immobilière, notamment de « vente de constructions illégales et de lotissements clandestins sur des terres appartenant aux collectivités » dans la région d'Ouled Saleh à Bouskoura.

  • Maroc : Des élus et responsables inquiétés par la justice

    Plusieurs présidents de collectivités territoriales, de conseils provinciaux, de régions et de chambres agricoles seront poursuivis devant les tribunaux pour leur implication dans des affaires de falsification de documents et de détournement de fonds publics.

  • Maroc : des responsables accusés de complicité dans des pratiques illégales

    Des fuites issues de rapports de l'Inspection générale de l'administration territoriale montrent de graves dysfonctionnements dans le secteur de l'urbanisme au Maroc. Des dizaines de communes seraient concernées par des pratiques illégales qui ont favorisé la prolifération de la construction anarchique.

  • Tanger s'attaque aux intouchables de l'immobilier

    À Tanger, une inspection a révélé de graves infractions sur des projets et des chantiers en cours pilotés par de grands promoteurs immobiliers dans plusieurs quartiers de la ville.

  • Taxe sur terrains non bâtis au Maroc : le ministre de l'Intérieur durcit le ton

    Abdelouafi Laftit, ministre de l'Intérieur, a donné des instructions fermes aux gouverneurs des provinces et des préfectures aux fins d'enclencher les procédures de constatation, d'imposition et de recouvrement de la taxe sur les terrains urbains non bâtis.