« Le jeu a été cassé par le Maroc, nous n’avons pas fermé la frontière »

- 18h20 - Espagne - Ecrit par : P. A

Le président de Melilla, Eduardo de Castro, a déclaré lundi que le Maroc, qui garde ses frontières fermées, est le seul responsable de la situation que vit la ville autonome.

« Espérons que les relations se remettent sur les rails, mais nous devons dire très clairement que le Maroc a cassé le jeu, pas l’Espagne. Nous n’avons pas fermé la frontière, nous avons payé le prix de tout ce que le Maroc a fait », a déclaré lundi Eduardo de Castro dans une interview sur la RTVE, abordant l’état des relations entre les deux pays et comment elles affectent Melilla.

À lire : Sans douane commerciale, Melilla risque une crise économique

De Castro a appelé à une réciprocité dans les relations Maroc-Espagne qu’il souhaite davantage bonnes. « Il faut s’entendre, il faut être un bon voisin, mais un bon voisin, ce n’est pas celui qui vous étouffe, mais celui qui vous traite en bon voisin », a déclaré le président de Melilla, remerciant le gouvernement central qui a réussi à normaliser avec le Maroc après la décision de ce dernier de fermer les douanes commerciales en août 2018 et les frontières terrestres en mars 2020.

À lire : Douane commerciale : un député espagnol se plaint du Maroc auprès de l’UE

Le président de Melilla est conscient que « la résolution des problèmes diplomatiques prend souvent du temps, mais qu’il faut procéder avec mesure et prudence » pour que les relations entre les deux pays soient totalement normalisées. Dans ce sens, il a salué l’implication et la « bonne volonté » du ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, qu’il a invité à « accélérer » la réouverture progressive des douanes.

  • « Le Maroc continue d'étouffer Melilla » avec une stratégie hybride

    Le président de Melilla, Eduardo de Castro, estime que le Maroc continue d'utiliser des stratégies hybrides et d'étouffer la ville autonome, malgré le changement de position de l'Espagne sur le Sahara qui a conduit à la normalisation des relations entre les deux pays.

  • Etouffée par le Maroc, Melilla appelle à la mise en œuvre d'un plan stratégique

    La fermeture unilatérale des douanes commerciales par le Maroc, la fermeture de la frontière en raison de la pandémie du Covid-19 et la guerre en Ukraine, ont porté un « coup dur » à l'économie de Melilla, a reconnu Eduardo de Castro, le président de la ville autonome, appelant à la mise en œuvre d'un plan stratégique.

  • Sans douanes commerciales, Melilla ne peut pas importer de poisson du Maroc

    Melilla ne peut toujours pas importer du poisson du Maroc, depuis la réouverture des frontières en mai dernier. En cause, l'ineffectivité de la reprise des douanes commerciales.

  • Melilla alerte à nouveau sur les intentions annexionnistes du Maroc

    Le président de Melilla, Eduardo Castro, a réitéré au ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, ses craintes quant aux intentions annexionnistes persistantes du Maroc sur Sebta et Melilla.

  • Melilla cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis du Maroc en se tournant vers l'Europe

    Le président de Melilla, Eduardo de Castro, vient de signer un accord avec le ministère des Affaires étrangères pour l'ouverture d'un bureau au sein de la représentation espagnole près de l'Union européenne (UE). La ville autonome cherche depuis ces dernières années à ne plus dépendre du Maroc.

  • Sebta et Melilla demandent à entrer dans l'UE pour contrer le Maroc

    Les présidents de Sebta et Melilla demandent au gouvernement espagnol de faire le nécessaire pour intégrer les deux villes autonomes dans l'Union européenne (UE) et son union douanière, tout en conservant un régime fiscal spécial.

  • Le Maroc accusé « d'ennuyer » Melilla

    Le sénateur du Parti populaire (PP), Juan José Imbroda, candidat à la présidence de Melilla, a accusé le Maroc de « vouloir ennuyer les habitants de Melilla » en ne rouvrant pas les douanes commerciales et en ne respectant pas le régime des voyageurs. Pour faire face à ces problèmes, il demande à Melilla de « se tourner vers l'Europe ».

  • Appel à la normalisation du trafic frontalier Maroc-Melilla

    Eduardo de Castro, président de l'enclave de Melilla, appelle le gouvernement espagnol à négocier avec le Maroc un retour total à la normale au niveau du trafic frontalier.

  • « Melilla n'a jamais été une colonie »

    Le président de Melilla, Eduardo de Castro, salue la « nouvelle étape » de la relation avec le Maroc qui s'ouvre avec la décision de l'Espagne de soutenir le plan marocain d'autonomie du Sahara. Il espère que cette reprise des relations aura des effets positifs sur le développement de la ville autonome.

  • Le Maroc accusé d'étouffer Melilla

    Vox a déploré le maintien par le Maroc de la fermeture des douanes commerciales de Melilla, lesquelles auraient dû être réactivées depuis janvier dernier, selon les accords conclus entre les deux pays en avril 2022. Le parti d'extrême droite dénonce le blocus économique du Maroc envers la ville autonome.