Le Maroc en « grand danger » si le blocage d’Ormuz persiste
Une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz menace directement les économies émergentes. Le Maroc figure parmi les pays les plus exposés à un risque de récession si ce blocage géopolitique dépasse le cap des trois mois.
Une perturbation de moins de deux mois suffirait à faire grimper l’inflation des marchés émergents jusqu’à 1 point de pourcentage. Ce scénario impacterait initialement les pays du Golfe, entraînant une forte baisse de croissance en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
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La situation économique deviendrait critique au-delà de trois mois de fermeture. D’après les projections d’Allianz, le Maroc se retrouverait en grand danger de récession en raison de sa vulnérabilité structurelle liée à un triple déficit : budgétaire, compte courant et énergétique.
Le royaume s’inscrit dans un groupe de pays particulièrement à risque face à ce choc d’approvisionnement, aux côtés de l’Égypte, de la Tunisie ou du Pakistan. Pour ces marchés émergents, en excluant la Chine, l’impact sur la croissance du PIB atteindrait une baisse moyenne d’au moins 0,5 point.
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Face à cette instabilité, les marchés financiers amorcent déjà une correction tarifaire ciblée. Afin de contrer la hausse de l’inflation tirée par l’énergie, les banques centrales devraient maintenir leurs taux d’intérêt plus longtemps, retardant ainsi les cycles d’assouplissement monétaire.