Au Maroc, les journalistes sont "sous pression judiciaire", selon RSF

- 23h30 - Maroc - Ecrit par : S.A

Dans son dernier classement mondial de la liberté de la presse, Reporters sans frontières affirme que les journalistes marocains sont "sous pression judiciaire". L’organisation estime que le traitement de l’information liée au coronavirus menace le métier de journaliste.

RSF fait observer qu’il est plus dangereux pour tout journaliste d’exercer son métier dans les régions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Pour étayer son argumentation, elle évoque la récente incarcération du correspondant de RSF en Algérie (146e, – 5).

Aux yeux de l’organisation, cela montre "comment les autorités de certains pays profitent de l’épidémie du covid-19 pour régler leurs comptes avec le journalisme indépendant".

Pour RSF, les journalistes marocains sont "sous pression judiciaire". Le royaume occupe le 133e rang au classement mondial de la liberté de la presse 2020, gagnant ainsi deux places par rapport à 2019 (135), sur un total de 180 pays.

"Outre les procès qui se poursuivent depuis des années contre plusieurs acteurs des médias, de nouvelles actions en justice ont été intentées contre les journalistes et de lourdes condamnations ont été prononcées. Aussi, plusieurs journalistes et citoyens-journalistes restent-ils incarcérés", se désole l’ONG.

Pour Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, la crise sanitaire est l’occasion pour des gouvernements autoritaires de mettre en œuvre la fameuse "doctrine du choc" : profiter de la neutralisation de la vie politique, de la sidération du public et de l’affaiblissement de la mobilisation pour imposer des mesures impossibles à adopter en temps normal.

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