Maroc-Pays-Bas 2005 : Les mystères de ’La Nuit du Maroc’

- 19h44 - Maroc - Ecrit par :

La Nuit du Maroc a été un événement artistique hors du commun, organisé le samedi dernier à Amsterdam. Le programme a commencé à 8 heures 30 minutes précises, et d’ores et déjà, on peut constater que le public, faisant la queue au cours d’une journée particulièrement froide, 15° pour le mois de juin, est intéressé par les divers événements culturels sur le Maroc. Ils sont venus expressément pour assister à ce spectacle qui promettait, de surcroît, des surprises.

Assurément, les surprises n’en manquaient pas, car les organisateurs de la soirée « La Nuit du Maroc » refusaient de dévoiler le programme de l’événement même aux journalistes. « Le but de La Nuit du Maroc était de faire voyager les convives vers une autre galaxie, imprégnée de mystères et de surprises », a expliqué Judith Verberne, productrice de La Nuit du Maroc.

Décidément, il n’y a pas eu de doute que l’élément d’imprévisibilité a été entièrement respecté, et dès qu’une personne franchie le seuil du théâtre Paradiso, une assistante avance vers elle et lui demande aimablement d’emprunter un dédale de corridors. Au bout, c’est une autre personne qui surgit, bande ses yeux, enlève ses chaussures et la place confortablement sur un énorme coussin oriental.

Une trentaine de personnes assistaient à ce spectacle spécial, prenant part à un show éclectique, comportant de la poésie sur l’incompréhension et l’intégration, lue simultanément en langues berbère et néerlandaise. Des performances musicales comprenant les musiques populaires marocaines se sont entremêlées harmonieusement à la musique contemporaine hollandaise produisant une seule et unique mélodie, passionnée par le respect de la différence de l’autre que ni les stéréotypes, ni la discrimination n’ont pu vaincre. “ Nous avions voulu que le public concentre toute son attention sur les sons, les mots, les chuchotements et imaginer un monde ou seules les valeurs humaines comptent’’, poursuit Judith Verberne.

Les groupes Imetlaâ et Kasba ainsi que les musiciens qui ont joué la percussion, le saxophone, le trombone ou l’alto ont tenu leur promesse, et durant une heure, le public a vécu des sensations fortes. C’est le compositeur Merlijn Twaalfhoven qui a été le maître d’oeuvre de La Nuit du Maroc, combinant des formes artistiques différentes les unes que les autres, mais qui ont fusionné pour chanter en totale communion des mélodies de tolérance.

Divers spectacles ont ponctué cette nuit fusionnelle entre l’art contemporain néerlandais et l’art traditionnel marocain, dont plusieurs DJ, un groupe de danse, des conteurs ont été les protagonistes de cette nuit qui a pris fin à 5 heures du matin.

Un autre spectacle présenté par la fondation Marmoucha a abrité des lectures de poésies et des essais, dont le thème principal a été axé autour du mal de vivre des jeunes néerlandais marocains dans une société nourrie par l’intolérance depuis au moins dix ans.

Dans le cadre de l’année Maroc-Pays-Bas 2005, La Nuit du Maroc, un spectacle organisé conjointement par les fondations La Vie sur Terre et Marmoucha ont tenu à offrir au public un spectacle dans lequel il n’est pas un simple spectateur, mais un véritable acteur . ’’C était un véritable défi pour nous de rassembler les deux formes artistiques marocaine et néerlandaise dans un contexte de suspense. Nous avions reçu 700 personnes et je pense que le concept a fait des heureux ce soir là’’, conclut Judith Verne.

Zineb El Ouardighi - Le Matin

  • Gad El Maleh fait rire Casa

    Gad El Maleh revient à Casablanca, sa ville natale pour présenter son one man show « L'autre, c'est moi ». L'événement fait fureur à Casa depuis plus d'un mois et les plus chanceux ont pu trouvé une place à la dernière représentation du 25 septembre, ajoutée à la demande du public.

  • 'Shouf Shouf Habibi' reviendra sur les écrans en février

    Mimoun Oaissa, l'acteur principal du fameux long-métrage néerlandais, "Shouf Shouf Habibi", tourne à nouveau 12 épisodes portant le même titre et qui seront diffusés sur la chaîne nationale, dénommée Vara en février prochain. A cœur ouvert, l'acteur nous dévoile un pan de sa vie artistique, et évoque les obstacles qu'affronte la plupart des jeunes néerlandais d'origine marocaine, tiraillés par le choix difficile : suivre la voie toute prête tracée par leur père, ou céder à la tentation inspirée par la vie occidentale ?

  • Au Maroc, les festivals de musique plaident pour l'ouverture et la diversité

    Certains artistes aiment semer sur scène des petites phrases, des déclarations censées éclairer, prolonger la signification des chansons. Parfois irritantes, ces interventions peuvent aussi faire sens. A Mawâzine, festival international dédié aux rythmes du monde, dont la quatrième édition s'est ouverte le jeudi 19 mai à Rabat, la capitale politique du Maroc, la Cap-Verdienne Lura vante avec un sourire gourmand l'esprit de la fête et "tout ce qui est bon dans la vie". De son côté, la Béninoise Angélique Kidjo prône le bonheur de "vivre en paix ensemble, Blancs, Noirs, Jaunes, musulmans, pas musulmans..."

  • L'humoriste Mustapha El Atrassi se produit à Paris

    L'humoriste marocain Mustapha El Atrassi se produit, tous les lundis depuis février dernier et jusqu'au 27 juin prochain au Théâtre « Le Trévise » de Paris, où il entraîne le public pour une heure sans temps mort, dans un spectacle à très haut débit.

  • Najat Aatabou : 'Je chante le quotidien des Marocaines'

    Qu'elle chante à l'Olympia ou au Maroc, c'est sûr que Najat Aatabou fera salle comble. Deux critères favorisent son ascension, le premier c'est qu'elle psalmodie les mélodies qui font chavirer les cœurs nostalgiques, et le second c'est qu'elle parvient de main de maître à plonger son public dans une ambiance festive originaire du Moyen-Atlas. Najat Aatabou est l'exemple de femme qui a marqué une vraie revanche sur le destin. Car même si elle a été conduite vers une voie qu'elle n'a pas choisie, elle symbolise toutefois la diva de la musique populaire (Shaabi) qui s'est bravement rebellée et a crié : " j'en ai marre."

  • La musique et le chant Hassani à l'honneur en Alsace

    Le centre culturel du monde arabe, basé à Mulhouse (Est de la France), présente samedi un cycle "Musique Traditionnelles du sud du Maroc" avec deux troupes marocaines : Tyour Gnaoua et son maître Abdeslam AliKan, directeur artistique du Festival international des Gnaoua d'Essaouira, et Aïchata qui compte de grands spécialistes de chants, danses et musiques Hassani des provinces du sud du Maroc.

  • Gad Elmaleh : Gad himself

    Une tournée mondiale grandiose et un passage au Maroc qui a été l'événement de l'année. « L'autre c'est moi » est un condensé pur jus de grandes trouvailles humoristiques signé par un as des planches.

  • Gad El Maleh « très fier » de ses origines et ses mélanges

    L'humoriste marocain Gad El Maleh, acteur « chouchou » des Français, s'est dit « très fier » de ses origines et ses mélanges. « Je suis Juif et Marocain. C'est ma réalité. J'ai une éducation judéo-marocaine. Je parle l'arabe comme je parle le français et l'hébreu », confie Gad El Maleh dans un entretien publié dans le quotidien « Le Parisien ».

  • La Hollande découvre les 5000 ans de l'histoire du Maroc

    Depuis 20 ans, Nieuwe Kerk, une des prestigieuses et des plus anciennes églises des Pays-Bas, située au Dam (place centrale d'Amsterdam) et datant depuis 1409, est devenue une académie nationale spécialisée dans l'art organisant les plus grandes expositions du pays.