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Le Maroc, "un pays de liberté", selon le Chef du gouvernement

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15 janvier 2020 - 17h50 - Maroc

Profitant du Conseil national de son parti, Saâd Eddine El Othmani a abordé certains sujets de l’actualité nationale, faisant cas des nombreuses arrestations et condamnations enregistrées ces derniers temps. Pour le Chef du gouvernement, ces perturbations n’entament en rien le fait que le Maroc s’affirme comme un "pays de liberté".

Une bonne partie du discours de Saâd Eddine El Othmani, délivré lors Conseil national du Parti de la justice et du développement (PJD), s’est appesanti sur les récentes condamnations et interpellations dont ont fait l’objet plusieurs personnes, entre fin 2019 et début 2020, pour des messages postés sur les réseaux sociaux, souligne TelQuel.

Selon les confidences d’El Othmani, "Parfois, des événements ont lieu et, personnellement, j’ai mon avis là-dessus. Je ne souhaite la prison à personne, que ce soit par principe humain ou national. Mais l’autorité judiciaire est indépendante et le pouvoir exécutif doit respecter cela". De l’avis du chef du gouvernement, "le choix démocratique du pays, avec ses composantes politiques et des droits de l’Homme, constitue l’une des constantes constitutionnelles fondamentales du pays, qu’il faut protéger et approfondir", rapporte TelQuel qui fait observer que le Secrétaire Général du PJD prêchait pour la circonstance dans une salle presque vide.

Concernant la position du PJD au titre de l’année 2019, El Othmani a rappelé que son parti, "a exprimé à plusieurs reprises son refus et sa condamnation de tout comportement qui vise les institutions du pays, ses symboles et ses constantes". Car, il s’agit là, selon lui, de "pratiques marginales, mais qui sont condamnables parce qu’elles portent atteinte à la nation".

"J’aurais aimé que tout cela n’existe pas dans notre parcours des droits de l’Homme. Les acteurs de la société civile et des droits de l’Homme ont le droit d’exprimer leurs opinions avec franchise, et Dieu merci, nous sommes dans un pays de liberté et nous devons faire en sorte qu’il le reste", semble regretter le chef du gouvernement. Et d’ajouter qu’ "en parallèle, nous devons être conscients de la transformation qu’a connu le Maroc dans le domaine des droits et libertés. Nous devons nous entraider pour dépasser les événements que nous sommes en train de vivre".

Pour finir, tout bilan fait, le secrétaire général du PJD pense que, malgré "des perturbations parfois enregistrées en matière de droits de l’Homme", elles sont "limitées et n’impactent pas la situation générale qui reste positive".

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