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Maroc : le gouvernement très mécontent du rapport de Reporters sans frontières

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21 avril 2019 - 17h40 - Maroc

Comme prévu, le gouvernement vient de réagir au rapport sur la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF) et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’est pas du tout satisfait des conclusions de ses auteurs.

Dénonçant « vigoureusement » le mépris de RSF, le gouvernement met en doute, encore une fois, les critères d’objectivité et de transparence dans ses rapports et déclarations sur la liberté de la presse au Maroc.

Pour le gouvernement, RSF « viole de nouveau » les règles d’objectivité et les critères d’exactitude et de transparence, en classant le Maroc dans la catégorie des « pays à risque » pour la presse, soulignant que l’organisation ignore « délibérément » le climat de liberté, d’ouverture et de pluralité dont jouissent les journaux et les médias.

Selon le ministère de la communication, « la réalité de la pratique du métier, marquée par des initiatives et mesures d’ordre organisationnel qui visent à adapter les établissements médiatiques au climat d’ouverture, de démocratisation et de liberté garanti par la loi, comme le mentionnent des rapports officiels que le ministère va rendre publics ultérieurement, et qui prouvent l’existence d’indicateurs positifs témoignant du respect de la liberté de la presse et de l’édition au Maroc ».

Le ministère affirme que tous les correspondants des différents médias nationaux et internationaux ainsi que les envoyés spéciaux des médias étrangers, exercent leur métier, sur l’ensemble du territoire du Royaume, « en toute liberté et dans des conditions normales, conformément aux dispositions et normes juridiques qui régissent et encadrent le métier de journaliste », ajoutant que « 86 correspondants accrédités au Maroc pour le compte de 49 médias étrangers disposent des toutes les autorisations délivrées par les services compétents du ministère ».

Dans son rapport rendu public cette semaine, RSF classe le Maroc dans une liste « rouge », plus précisément à la 135e place, estimant qu’il n’a fait aucun effort en matière de liberté de presse. L’organisation a dénoncé les procès « d’Ali Anouzla, rédacteur en chef du site d’information Lakome2, dont le procès dure depuis plus de cinq ans, et Maati Monjib, président de l’Association marocaine du journalisme d’investigation (AMJI), qui fait face à la justice depuis près de quatre ans ».

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