Le Maroc sort 20 milliards pour éviter une flambée du gaz et des transports
Le gouvernement marocain s’apprête à injecter 20 milliards de dirhams supplémentaires dans son budget 2026. Cette enveloppe vise à préserver le marché intérieur des répercussions du conflit au Moyen-Orient et à financer des mesures d’urgence climatique.
Mustapha Baitas, le porte-parole de l’exécutif, a annoncé l’allocation de fonds de réserve pour amortir les conséquences économiques actuelles. Bien que le montant exact n’ait pas été officiellement communiqué, une source anonyme a confirmé à l’agence Reuters l’ajout de 20 milliards de dirhams, soit environ 2 milliards de dollars. Dépourvu de capacités de raffinage, le royaume subit de plein fouet les perturbations énergétiques mondiales et dépend massivement des importations de pétrole, de gaz et de charbon.
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Cette rallonge budgétaire servira principalement à geler les prix de la bouteille de gaz, de l’électricité et des transports en commun. À titre indicatif, Fouzi Lekjaa, le ministre chargé du Budget, évaluait le mois dernier le coût de ces subventions à 648 millions de dirhams par mois. En parallèle, une partie de ces nouveaux capitaux couvrira les dépenses imprévues liées aux inondations hivernales qui ont frappé le nord du pays.
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Malgré ces pressions inflationnistes importées, les perspectives macroéconomiques nationales restent positives. Les précipitations abondantes ont mis fin à sept années de sécheresse, relançant ainsi le secteur agricole et permettant d’espérer une croissance de 5,3 % cette année, contre 4,6 % l’an passé. L’exécutif table également sur des rentrées fiscales en hausse pour réduire son déficit budgétaire à 3 % et abaisser la dette publique à 66 % du produit intérieur brut.