44% des Marocains favorables à la polygamie

- 18h06 - Maroc - Ecrit par : L.A

Une enquête sociologique menée au Maroc rapporte que "44% des Marocains sont favorables à la polygamie" dans la dernière édition de Telquel. Des hommes et des femmes ont été interrogés, 36,9% des sondés sont âgés entre 18 et 24 ans alors que 60% ont 60 ans et plus. L’enquête, chapotée par trois chercheurs marocains, a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.156 Marocains.

39% des marocaines portent le voile

Ce sondage fait aussi l’objet d’un livre qui sera mis en vente au Maroc à partir de lundi. 83,2% des personnes interrogées se déclarent pour le port du hijb, le foulard islamique, dont 64,9% pour des raisons religieuses et 17,2% pour des raisons liées au respect et à la pudeur.

Mais, selon Mohammed El Ayadi un des chercheurs, l’enquête a révélé que seules 39% des femmes marocaines, moins favorables à la polygamie que les hommes, portent effectivement le voile. "Il y a toujours eu au Maroc un décalage entre le comportement et les valeurs", a justifié le chercheur.

Le Maroc tente de diminuer la polygamie

Enfin 87% des personnes interrogées ont le Coran chez elles mais seuls 5,6% des sondés le lisent chaque jour. "28,1% le font de temps en temps alors que 58,9% ne l’ont jamais fait". Seuls 1,4% des sondés mémorisent la totalité du Coran, selon l’enquête.

Un nouveau code de la famille a été instauré au Maroc en 2004, dont un des objectifs était de faire diminuer la polygamie. En 2005 la polygamie a diminué en 2005 de 7%, d’après le ministère de la Justice.

  • Polygamie, le combat continue

    Trop de polygames, trop de tolérance de la part des juges et des moyens insuffisants, c'est le bilan que fait l'Association Démocratique des Femmes au Maroc après quatre années d'application de la réforme du code de la famille. Quand aux mentalités, elles évoluent lentement en la matière.

  • Les derniers polygames marocains

    Le nouveau Code de la famille n'est pas venu à bout d'un phénomène, la polygamie, que l'on dit en baisse et que les chercheurs taxent de “curiosité sociologique”. Enquête. “Je les aime toutes les deux, mais je dois avouer que la deuxième est ma préférée. Elle est jeune, belle et prévenante”. Marié à deux femmes, Abou Hamza, un Casablancais de 45 ans, avoue ne pas pouvoir “taire ce que lui dicte son cœur”. Et il se défend de toute discrimination conjugale entre ses deux moitiés. Sa première épouse, 41 ans, rencontrée sur les bancs de l'université, est la mère de ses quatre enfants. La deuxième, qui affiche seulement 20 ans au compteur, a l'âge de l'une de ses filles.

  • 52% des Marocains pensent que la Moudawana protège l'unité de la famille

    Près de 52 pc des Marocains estiment que le Code de la famille protège, en premier lieu, l'unité de la famille, selon un sondage sur la perception du code de la famille par la population, réalisé par le Centre des droits des gens.

  • Mariages précoces : 9 demandes sur 10 autorisées

    Beaucoup de débats autour de la Moudawana et de son application. Avec la même conclusion : il faut réviser la loi. Des rencontres, séminaires et forums tenus sur les droits des femmes permettent de dresser un état des lieux de la situation tout en dégageant un certain nombre de recommandations pour combler le vide. Concernant d'abord le mariage des mineures qui intervient suite à des abus sexuels ou autres motifs, le code de la famille ne précise pas l'âge minimum mais laisse une large place au pouvoir du juge.

  • Une enquête fait le point sur les pratiques religieuses au Maroc

    Une nouvelle enquête sur la société marocaine offre un premier regard scientifique sur les valeurs et les pratiques religieuses dans le pays. Si les jeunes Marocains sont moins enclins à la chose religieuse que leurs aînés, ils sont également plus prompts à adopter des idées radicales.

  • Et la polygamie ?

    Sur 100 demandes d'autorisation de polygamie, 83 ont été agréées en 2005 par le tribunal de Marrakech intramuros. Des sources judiciaires du même tribunal affirment l'augmentation de ce temps durant l'année dernière.

  • Le Code de la famille, une loi asexuée ?

    Le Code de la famille n'est le code ni de la femme ni de l'homme. Mais des deux. Le législateur a tenté avant tout de rééquilibrer les droits. Est-ce que les tribunaux de la famille ont suivi ou pas ? La question est d'autant plus pertinente que l'actualité est marquée par deux événements : la Fête de la femme prévue le 8 mars et le Code de la famille qui souffle sa 4e bougie. La loi 70-03 a indéniablement régénéré l'ancien statut personnel et familial : coresponsabilité et égalité entre époux, abolition de la tutelle matrimoniale, verrouillage de la polygamie…

  • Baisse de la polygamie au Maroc

    Le code de la famille au Maroc, instauré en 2004, a enregistré des résultats "positifs" en 2005 avec notamment la baisse des cas de mariages polygamiques de 6,97%, a déclaré le ministre marocain de la Justice Mohamed Bouzoubaâ.

  • Moudawana, quatre ans pour rien ?

    Entré en application en février 2004, le nouveau Code de la famille souffle sa quatrième bougie. L'occasion de revenir sur le bilan de cette réforme emblématique.

  • Être voilée au Maroc aujourd'hui

    « Les jeunes voilées ont beaucoup de difficultés à définir clairement le hijab. En fait, le port du voile est souvent un choix non réfléchi », explique le sociologue Driss Bensaïd. Tel est le constat qui ressort de la dernière étude réalisée par le groupe des jeunes de l'Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) avec le soutien de l'Unifem.