Moutons de l’Aïd al-Adha : la prison attend les spéculateurs au Maroc

- 23h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Pour freiner la flambée des prix du bétail avant l’Aïd al-Adha, le gouvernement marocain déploie un arsenal répressif. Un décret prévoit de lourdes sanctions, allant jusqu’à la prison, contre toute spéculation sur les animaux sacrifiés.

Le Premier ministre Aziz Akhannouch a validé un décret, publié au Bulletin officiel, visant à encadrer très strictement les transactions. Face aux hausses injustifiées constatées sur les moutons, les autorités exigent une transparence totale. Les éleveurs et marchands ont l’obligation d’utiliser exclusivement les marchés désignés par l’État. Avant même d’y installer leurs bêtes, ils doivent déclarer leur identité, l’origine et le nombre exact d’animaux. Les fausses enchères, les ententes secrètes entre intermédiaires et l’achat pour la revente immédiate sur place sont désormais totalement interdits.

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Pour faire respecter ces nouvelles procédures, le dispositif judiciaire se veut implacable. Les vendeurs qui tenteraient de créer une pénurie artificielle ou de manipuler les tarifs pour gonfler leurs bénéfices risquent de lourdes sanctions pénales, incluant des amendes et de la prison ferme. Les responsables régionaux ont par ailleurs reçu l’autorité nécessaire pour agir directement sur le terrain. Ils peuvent fermer sur-le-champ les points de vente illégaux et procéder à la confiscation des équipements utilisés, ainsi qu’à la saisie pure et simple du bétail.