Ces ouvrières qui rêvent d’Espagne

- 21h13 - Espagne - Ecrit par : L.A

Elles partent à Huelva, ville espagnole située à 1000 lieues de leurs villages pour cueillir fraises et framboises. Lorsqu’on ne sait ni lire ni écrire, on apprend très vite à travailler dans les champs pour assurer le pain quotidien. Mais l’Espagne offre aux ouvrières agricoles marocaines bien plus que du pain. 35 euros par jour, pour 6 heures et demie de travail, elles ont de quoi couvrir largement leurs besoins élémentaires et même au-delà.

Depuis 2003, les ouvrières marocaines exportent leur savoir-faire en Espagne. Les besoins en main-d’oeuvre de la péninsule ibérique sont presque aussi grands que le taux de chômage dans les campagnes marocaines. Mais si la main-d’œuvre nationale est peu coûteuse et plutôt satisfaisante, le risque d’immigration clandestine des saisonnières en Espagne est grand. Les Espagnols ont appris à composer avec, même si ça fait grincer des dents.

En 2007, le taux de retour a été évalué à 95%, selon l’Anapec. Au département du travail de l’ambassade d’Espagne, on parle de 87,2%. En 2006, ce taux était encore plus faible, il s’était établi à 71,5%, certifie Alfredo Ramos, secrétaire général. Cette année, une déperdition évaluée entre 5 et 8% a été signalée au niveau de la mairie de Cartaya. Mais le secrétaire général nuance. « Ce taux ne traduit pas forcément le nombre d’ouvrières restées en Espagne. Certaines ne sont pas passées par la mairie et de ce fait n’ont pas été comptabilisées ». Le département du travail a recensé près de 9000 retours. « Sur un peu plus de 11.930 départs », soit 92% de taux de retour. En comparaison avec la saison dernière, les résultats sont plutôt satisfaisants, estiment Espagnols et Marocains.

Mais il ne faut pas se leurrer non plus, les taux de retour sont proportionnels au nombre des ouvrières au départ. Elles étaient 1800 à partir en 2006, puis 4632 en 2007. Cette année, elles étaient près de 12.000 (chiffre communiqué par l’ambassade d’Espagne). Finalement en matière de déperdition, il n’y a pas eu une grande évolution. « Le taux de retour des ouvrières agricoles est un facteur déterminant », observe Abdelhalim Fatihi, chef de division des placements à l’international à l’Anapec. En effet, insiste-t-il, « si ce taux est élevé, nous aurons des demandes beaucoup plus importantes ». C’est à cet effet qu’un dispositif administratif a été mis en place afin d’endiguer le phénomène. Des campagnes de sensibilisation font partie de ce large programme, confirme le responsable.

Source : L’Economiste - Amira Khalfallah

  • Recrutement de 2500 ouvrières agricoles marocaines pour l'Espagne

    L'Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC) a lancé une nouvelle campagne de recrutement pour l'Espagne. 2500 ouvrières agricoles seront engagées dans un premier temps.

  • Anapec : début des recrutements d'ouvrières pour l'Espagne

    L'Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (Anapec), a lancé lundi sa campagne de recrutement 2009 d'ouvrières saisonnières pour l'Espagne.

  • Espagne : plus de 15.700 saisonnières marocaines attendues

    Selon les derniers chiffres rendus publics par l'Agence Nationale de Promotion de l'Emploi et des Compétences (Anapec), ce sont plus de 15.700 ouvrières agricoles qui seront engagées par l'Espagne en 2009.

  • Travail saisonnier : l'Espagne recrute à Fès

    Au total, 2597 femmes de la région de Fès préparent leurs valises pour aller en Espagne. Destination : les champs de fraises dans la région de Huelva, dans le sud. La date de départ est prévue pour fin janvier.

  • L'Anapec d'El Jadida recrute pour l'Espagne

    L'Espagne recrute à nouveau des ouvrières agricoles pour travailler dans ses champs. L'Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (Anapec) a procédé, cette semaine, à El Jadida, à la sélection des candidates. La condition, être âgée entre 18 et 40 ans et être mère de famille. Histoire de garantir leur retour au pays après la fin de leur contrat. Ainsi, quelque 484 paysannes partiront cueillir des fraises dans la région d'Huelva, dans le sud de l'Espagne. A noter que 80 d'entre-elles ont été retenues dans le cadre de l'Initiative nationale de développement humain (INDH).

  • Travail saisonnier, les Marocaines supplantent les Roumaines

    « Une réussite exemplaire à étaler à d'autres secteurs et régions ». C'est ce qui ressort de la rencontre organisée le 5 avril dans la ville espagnole de Cartaya pour faire le bilan de cette opération. Une délégation marocaine s'est spécialement déplacée pour voir de près les conditions de travail des ouvrières marocaines. Ministres, parlementaires et journalistes ont pu visualiser à quel degré la mairie de Cartaya s'est mobilisée pour rendre ces conditions les plus humaines possibles. La ville de Cartaya a construit des sortes de maisons préfabriquées en métal où logent entre 6 et 8 personnes.

  • L'Anapec recrutera 20.000 ouvrières pour l'Espagne

    De 800 personnes en 2004, le nombre de candidats sélectionnés pour travailler en Espagne a atteint 12.000 en 2008. L' ANAPEC table pour les deux prochaines années sur un chiffre de 20.000 ouvrières saisonnières par an.

  • Travail saisonnier, l'Espagne recrute à nouveau

    Au total, 1.184 femmes marocaines préparent leurs valises pour aller en Espagne. Destination : les champs de fraises dans la région andalouse de Huelva. Ces femmes ont été toutes recrutées le week-end dernier à Fès. Originaires de plusieurs zones rurales du Royaume, ces nouvelles recrues de l'association d'entreprises espagnoles « Gora » ont entre 25 et 45 ans. Elles sont toutes mariées et mères de famille.

  • Plus de 5400 marocaines sélectionnées pour travailler à l'étranger en 2007

    Quelque 5412 ouvrières marocaines ont été sélectionnées pour travailler dans les champs espagnols sur les 12.225 candidates qui se sont présentées en 2007.

  • Espagne : 10.000 marocaines pour la prochaine campagne agricole

    Près de 10.000 ouvrières agricoles marocaines seront sollicitées par les exploitations agricoles de la région espagnole de Huelva.