Le passé très raciste d’un élu du Rassemblement national

- 17h40 - Monde - Ecrit par : I.L

Investi le jeudi 17 octobre, tête de liste du Rassemblement national (RN) aux élections municipales, Thibault Gond-Manteaux, 34 ans, a très vite jeté l’éponge parce que rattrapé par son passé judiciaire. L’ex-leader des jeunes de l’Extrême droite préfère couvrir ce lourd passif qu’il traîne, en invoquant des « raisons professionnelles » et des « questions d’agenda ».

Thibault Gond-Manteaux, Délégué départemental du RN dans le Bas-Rhin, n’est plus candidat aux élections municipales à Strasbourg. L’agent d’assurance a donné sa démission, quelque 24 heures après sa déclaration, en annulant sa conférence de presse de lancement de campagne.

Ce revirement spectaculaire qui étonne tout le monde est pourtant un secret que le désormais ex-candidat à la municipalité de Strasbourg voulait certainement garder pour lui seul.

Encore très jeune à l’époque, Thibault Gond-Manteaux était loin d’imaginer que ses « exploits » allaient mettre en péril ses ambitions politiques. A 19 ans et, poussé par le désir de respecter les consignes des responsables de l’Extrême droite, le jeune Thibault, selon les témoignages et les consultations de quelques documents judiciaires par certains médias a participé à de nombreuses expéditions criminelles et à visée raciste, dont des agressions et des incendies sur fond de racisme et visant des restaurants turcs en 2004 et en 2005.

Pis, il a participé à l’agression de deux personnes d’origine maghrébine dans un parc de la ville bourguignonne en mai 2015. Selon la même source, ces victimes ont reçu notamment des coups de couteau et de poing. Une des victimes s’était même vu prescrire une interruption temporaire de travail (ITT) de 10 jours.

Du côté du RN, c’est plutôt une surprise déguisée. Préoccupé par l’image du parti, il affirme ne pas avoir été au courant de son sulfureux passé judiciaire. Il aurait été plutôt informé par la presse.

Thibault Gond-Manteaux, selon plusieurs responsables, a préféré passer sous les radars ce passé. En tant que tête de liste, les responsables du parti assurent avoir exigé et examiné pourtant son casier judiciaire.

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