Péages et aires de repos : du nouveau sur les autoroutes du Maroc
La Société nationale des autoroutes du Maroc prépare le déploiement d’énergies renouvelables sur l’ensemble de son réseau. Une vaste étude stratégique est lancée pour décarboner ses infrastructures, en phase avec les objectifs climatiques du pays.
L’entreprise entend réduire l’empreinte énergétique de ses installations réparties sur tout le territoire. Les gares de péage, les bâtiments d’exploitation et les éclairages consomment en effet d’importantes ressources. Pour amorcer ce projet, une première étape d’analyse ciblera douze sites pilotes, à savoir six péages et six aires de service. L’objectif est de mesurer précisément les historiques de consommation et de s’inspirer des meilleures pratiques internationales.
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Le programme évaluera ensuite les capacités de production d’énergie propre, en misant principalement sur le solaire. Ces modélisations intégreront la hausse continue du trafic routier ainsi que l’installation de bornes de recharge pour les véhicules électriques. Ce virage écologique s’inscrit dans un plan plus vaste de modernisation, soutenu par la Banque européenne d’investissement qui a récemment approuvé un prêt de 300 millions d’euros pour préparer le réseau aux grands événements sportifs de 2030.
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L’aboutissement de cette démarche donnera naissance à une feuille de route opérationnelle. Ce document fixera un calendrier précis d’investissements à court, moyen et long termes. Il désignera les sites à équiper en priorité en fonction de leur rentabilité et de leur faisabilité technique. Pour mener à bien ces déploiements, des modèles de partenariats seront structurés avec des acteurs institutionnels clés de l’énergie, tels que l’ONEE et Masen.