Poulet hors de prix : une flambée qui inquiète les Marocains

- 15h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Au Maroc, les prix du poulet enregistrent une hausse soudaine, à quelques semaines du mois du Ramadan. En cause, une politique de certains aviculteurs visant à réduire l’offre.

Le prix du poulet vif à la ferme a atteint des niveaux record, avoisinant 42 dirhams le kilogramme. Au détail, il tourne autour de 30 dirhams le kilogramme dans certaines régions, indiquent des professionnels du secteur auprès de Barlamane. À les en croire, cette inflation s’explique par la baisse du nombre de poussins mis en élevage et la hausse des coûts de production, notamment en ce qui concerne l’alimentation des volailles (le maïs et le soja).

Les variations climatiques, les maladies et les contraintes sanitaires justifient aussi cette hausse des prix du poulet. Les données actualisées de la Fédération interprofessionnelle du secteur révèlent une baisse d’environ 30 % du nombre de poussins mis en élevage par les aviculteurs au cours des dernières semaines. Une pratique qui restreint l’offre sur les marchés.

À lire : Le poulet devient un luxe : jusqu’où ira la hausse des prix au Maroc ?

Les professionnels du secteur dénoncent cette manœuvre qui entraine une augmentation des prix. De leur côté, les aviculteurs expliquent qu’ils sont confrontés à des problèmes de rentabilité du fait de la hausse du prix des intrants et des pertes financières enregistrées lors des périodes de surproduction.

Pour mettre fin à cette hausse vertigineuse des prix, des associations de consommateurs demandent au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour réguler le marché. Les professionnels et toutes les parties prenantes sont en négociations pour trouver une solution viable à cette situation. Toutefois, cette tendance inflationniste pourrait se poursuivre en raison de l’absence de mécanismes de contrôles stricts, ce qui rendrait la volaille inaccessible pour les ménages à revenus modestes.

  • Transport : les Marocains confrontés à une flambée des prix

    Les Marocains se plaignent de la hausse des prix des billets de bus à l'approche de l'Aïd al-Fitr. De leur côté, les professionnels du secteur justifient cette augmentation par la suspension des subventions de l'État sur les carburants.

  • Maroc : les prix des carburants vont-ils augmenter en ce mois de ramadan ?

    Les professionnels du secteur de la distribution des carburants à travers les stations-service excluent, pour l'instant, une éventuelle hausse des prix de l'essence et du gasoil en ce mois de ramadan.

  • Maroc : voici les villes où les prix ont augmenté (et baissé)

    L'indice des prix à la consommation a connu une hausse de 2 % en janvier 2025 par rapport à la même période de l'année précédente, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). Une progression induite par une augmentation de 3,3 % des prix des produits alimentaires.

  • Carburants au Maroc : les Marocains piégés ?

    Les prix des carburants poursuivent leur tendance à la hausse au Maroc. En février, le litre de gazole a été vendu à 11,50 dirhams et celui de l'essence à 13,50 dirhams dans les stations-service de Casablanca et Mohammedia. Une situation qui contraste avec la stabilisation du prix de la tonne de gazole à 715 dollars et la baisse du prix de la tonne de l'essence de 718 à 706 dollars sur les marchés internationaux.

  • Le poulet devient un luxe : jusqu'où ira la hausse des prix au Maroc ?

    Mauvaise nouvelle pour les Marocains. Le prix de la volaille continue de monter, atteignant 30 dirhams le kilogramme contre 18 dirhams il y a quelques mois. Une hausse qui suscite des inquiétudes, à l'approche du mois de Ramadan.

  • Carburants trop chers au Maroc : des experts dénoncent

    Au Maroc, la polémique sur les prix des carburants enfle. Les professionnels du secteur estiment que ces prix restent anormalement élevés, en dépit de la baisse significative des prix à l'international.

  • Une bonne surprise attend les Marocains à la pompe

    Au Maroc, les prix des carburants pourraient connaître une nouvelle baisse dès ce samedi. Ainsi, le prix du litre du gasoil devrait chuter de 44 centimes et celui de l'essence de 50 centimes.

  • Carburants au Maroc : les marges excessives pointées du doigt

    Face à la hausse continue des prix à la pompe, le Syndicat national du pétrole et du gaz, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT) appelle les autorités à prendre leurs responsabilités et à revenir à la régulation des prix.

  • Maroc : vers une hausse du prix du pain ?

    Le prix du pain, produit de grande consommation au Maroc, pourrait enregistrer une hausse dans les prochains jours ou semaines. Ceci, en raison des fluctuations du marché et de l'augmentation des coûts de transport et de production.

  • Carburants au Maroc : les prix flambent malgré la chute du pétrole

    Malgré la baisse des cours du pétrole et du dollar depuis le début de l'année, les prix des carburants à la pompe restent élevés au Maroc. Une hausse inexplicable dénoncée par la Fédération marocaine des droits du consommateur.