Faute des MRE et de touristes, les bureaux de change crient à l’aide

- 15h20 - Maroc - Ecrit par : I.L

Face à l’absence des touristes étrangers et des Marocains résident à l’étranger (MRE), les propriétaires de bureau de change sont désespérés. Contraints à mettre la clé sous le paillasson, ils cherchent aujourd’hui à diversifier leur activité.

Les propriétaires de bureaux de change ne savent plus à quelle porte frapper, rapporte Le360. Fortement impactée par le coronavirus, leur activité connait un repli depuis que le gouvernement a décidé de fermer ses frontières aériennes pour cause de coronavirus.

Pour la plupart de ces professionnels du change, les clients se font rares. Ils reçoivent la visite d’un ou de deux, voire trois clients pour toute la journée. « Sur toute une journée de travail, nous recevons un client, voire deux au maximum. Certains jours, aucun client ne franchit la porte de la boutique », déplore l’un d’eux.

Après avoir licencié une partie de son personnel, il promet remercier encore quelques employés si la situation ne s’améliore pas. Comme les autres collègues, Anouar et Abdellah sont condamnés à réussir ou à fermer. « Nous avons bénéficié de l’indemnité CNSS pendant 3 mois, jusqu’en juillet. Mais après, vu nos charges élevées, nous avons été contraints de tailler dans nos effectifs », ajoute Anouar.

Ils plaident pour diversifier leur activité, « Nous avons une activité unique et nous n’avons pas le droit d’en avoir d’autres. Nous souhaitons pouvoir exercer d’autres activités, comme celle du transfert d’argent », souligne Anouar. Tout en poursuivant ses explications, il assure que l’office des changes est décidé à les soutenir. Malheureusement, les spécialistes du cash font pression sur le gouvernement pour qu’il ne les autorise pas

  • Le marché des soins et de bien-être au Maroc est aux abois

    Les établissements de soins et de bien-être ont reçu l'ordre d'ouvrir leurs portes, mais sous des conditions assez suicidaires selon les gérants. L'incertitude plane sur un secteur qui regorge d'opportunités et qui représente un maillon important de la chaîne touristique marocaine.

  • À Casablanca, les propriétaires de salles de sport crient leur détresse

    Contrairement aux salles de sport & fitness des autres villes qui ont ouvert leurs portes, celles de Casablanca sont fermées en raison des mesures édictées pour freiner la propagation du coronavirus dans la capitale économique. Cette décision des autorités locales portent préjudice aux opérateurs du secteur qui ont saisi le wali.

  • Les traiteurs marocains crient leur désarroi

    Les traiteurs marocains sont en arrêt d'activité depuis le mois de mars en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus. Ils appellent l'État à l'aide afin de sortir de cette situation qui perdure.

  • Royal Air Maroc : nouveau coup dur pour les employés

    Royal Air Maroc veut encore tailler dans son effectif. Il s'agit d'une décision que pourrait prendre la direction de la compagnie aérienne dans les tout prochains mois.

  • Détresse chez les bazaristes tangérois

    Les conséquences du coronavirus accentuent la crise chez les bazaristes de Tanger. Criblés de dettes et faute de clients, ces derniers sont menacés de faillite et voient se profiler à l'horizon, des jours sombres pour la profession.

  • Reportage : La détresse des commerçants et artisans traditionnels de Fès à cause du covid-19

    Le secteur de l'artisanat a été fortement impacté par la pandémie du coronavirus et voit difficilement le bout du tunnel. 2M a promené ses caméras dans les boutiques de la médina de Fès, et n'a pu filmer que la désolation des artisans brodeurs, tailleurs, ébénistes et autres qui arrivent à peine à joindre les deux bouts.

  • Marrakech : "on entend les mouches voler à Jamaâ el- Fna"

    La légendaire place de Jamaâ el Fna, avec son patrimoine immatériel et son folklore millénaire comptent parmi les plus grands attraits de Marrakech. Mais dans le contexte sanitaire actuel, un silence de cimetière y règne en l'absence des touristes.

  • Marrakech : les professionnels du tourisme aux abois

    Des centaines d'intérimaires du tourisme n'en peuvent plus. Ils ont organisé un mouvement d'humeur devant l'office national du tourisme à Marrakech pour demander au gouvernement de leur octroyer les aides qui leur permettront de traverser les conséquences sociales engendrées par la pandémie du coronavirus.

  • Tourisme : les professionnels d'Asilah voient leurs rêves brisés

    Alors qu'ils s'accrochaient à l'espoir de sauver la saison touristique, après plusieurs mois d'inactivités dus à la pandémie du coronavirus, les professionnels du tourisme d'Assilah voient ce rêve brisé. Et pour cause, son récent déclassement décrété par les autorités sanitaires.

  • La ville d'Assilah broie du noir

    Plusieurs professionnels du tourisme n'ont plus les moyens de surmonter cette crise économique engendrée par le Covid-19. A Assilah, ils redoutent le pire pour avoir raté la saison estivale.