Scandale de panneaux solaires chinois vendus au Maroc
Younes Maâmar, ancien directeur général de l’Office national de l’électricité (ONE), a alerté les autorités sur une fraude concernant l’importation massive de panneaux solaires chinois vendus avec une puissance inférieure de 25 % à celle annoncée, causant des pertes financières énormes aux investisseurs et à l’État.
Entre juillet 2024 et juin 2025, le Maroc a importé près de 1000 mégawatts de ces panneaux défectueux, ce qui représente une perte de 250 mégawatts et plus de 400 millions de dirhams par an, écrit Maamar. Sa publication sur LinkedIn a provoqué une vague de réactions de la part des professionnels du secteur énergétique qui imputent la responsabilité de cette hémorragie financière aux fabricants chinois et aux distributeurs marocains. Les consommateurs et l’État marocain, paient quant à eux, le prix fort de cette fraude.
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Les conséquences économiques de cette « tromperie » sont lourdes. Quand un investisseur ou une administration achète 100 mégawatts de panneaux, il ne reçoit en réalité que 75 mégawatts. De fait, le coût de l’investissement par mégawatt effectif augmente de 30 %, et le délai de récupération du capital s’allonge d’environ 33 %. Cette situation pèse particulièrement sur les marchés publics destinés au secteur agricole qui bénéficient pourtant d’un soutien financier important.
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Face à ces révélations, des experts en énergie appellent à une intervention urgente de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN). Ils demandent le lancement d’un programme d’audit indépendant pour vérifier les écarts entre la puissance annoncée et la puissance réelle des panneaux solaires importés au Maroc. Les résultats de cet audit devraient être publiés de manière transparente avec les numéros de série concernés, afin d’exclure et de sanctionner les importateurs frauduleux et de mettre en place un système national de certification technique qui réduirait la dépendance du royaume aux certificats étrangers.