30.000 SMS pour inciter les députés à assister aux séances du parlement

- 23h49 - Maroc - Ecrit par : Jalil Laaboudi

Le bureau du conseil du parlement a envoyé 30.000 SMS aux députés pour les inciter à assister aux séances consacrées aux questions orales et législatives.

L’initiative vise à lutter contre le phénomène de l’absentéisme au parlement marocain, a expliqué Karim Ghellab, président de l’hémicycle, lors d’une conférence de presse lundi à Rabat.

Karim Ghellab a indiqué que cette session a été la plus longue de l’histoire de l’institution législative, puisqu’elle a duré neuf mois, au lieu de quatre mois, comme l’exige la nouvelle constitution.

Sur vingt quatre projets de loi organiques, seuls cinq propositions ont été approuvées regrette Karim Ghellab, qui appelle les députés à exceller dans leur travail, pour permettre une mise en œuvre efficiente de la Constitution en cette période décisive de l’histoire du Maroc.

Pourtant les députés absents ne seront pas sanctionnés automatiquement. Karim Ghellab explique ainsi dans une interview à L’Économiste que : "la première absence non justifiée fait l’objet d’un avertissement adressé par le président de la Chambre au député concerné. La deuxième fois, l’on fait la lecture de son nom en séance plénière, sa publication au Bulletin Officiel et sur le site de la Chambre. En cas de récidive, il est procédé au prélèvement sur des indemnités mensuelles".

Les mesures jugées insuffisantes pour mettre fin au phénomène d’absentéisme au parlement, font que seuls 186 des 395 députés que compte l’hémicycle, ont participé au vote de la loi de Finances 2012.

  • Absentéisme au parlement : enfin des sanctions !

    Dès lundi, les députés marocains absents sans motif valable des séances plénières ou des commissions sectorielles au Parlement, verront leurs noms publiés au bulletin officiel et sur le site internet du Parlement.

  • Les députés veulent un nouveau parlement

    La rive du fleuve Bouregreg est l'espace adéquat pour construire les nouveaux locaux du Parlement, loin de la pression du trafic et de la circulation du centre-ville de Rabat, a affirmé récemment un groupe de députés.

  • Karim Ghellab tenu responsable de l'accident de bus d'Al Haouz

    Karim Ghellab, actuel président du parlement et ancien ministre des Transports, est poursuivi pour meurtre sans préméditation devant la Cour d'Appel de Rabat, rapporte le quotidien Al Khabar.

  • Benkirane interdit au parlement

    Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a été interdit d'entrée à la deuxième chambre du parlement cette semaine, où il devait s'exprimer devant les conseillers.

  • Salaheddine Mezouar accusé de corruption

    "L'actuel ministre des Finances Nizar Baraka perçoit un salaire de 50.000 dirhams, alors que son prédécesseur Salaheddine Mezouar recevait 400.000 dirhams sous la table." C'est en ces mots que s'est exprimé lundi le député PJD Abdelaziz Aftati devant le parlement.

  • Le parlement marocain devient un ring de boxe

    Le parlement a été le théâtre mardi d'une bagarre entre Saïd Chbaâtou et Driss Chtibi, tous deux députés de l'Union Socialiste des Forces Populaires. Les "représentants du peuple", en sont venus aux points en raison d'un différend sur la programmation d'un texte de loi.

  • Corruption, une cinquantaine de députés sur la sellette

    Une cinquantaine de députés sont poursuivis pour pratiques de corruption en période électorale, lors du dernier scrutin législatif.

  • La langue amazighe interdite au parlement ?

    Les députés n'ont pas le droit de poser les questions orales en langue amazighe jusqu'à nouvel ordre, a fait savoir la semaine dernière la députée Khadija Rouissi, en sa qualité de quatrième vice-président de l'hémicycle.

  • Absentéisme au Parlement, les ministres pointés du doigt

    Un rapport de Habib Choubani, ministre chargé des relations avec le parlement, sur l'absentéisme des ministres lors des séances parlementaires, occasionne des frictions entre les membres du gouvernement. Certains accusent Choubani d'agir ainsi pour cacher son propre échec.

  • Le Conseil Constitutionnel refuse l'imunité parlementaire

    Le Conseil Constitutionnel estime que l'immunité parlementaire octroyée par le règlement interne de la chambre des députés à ses membres, en cas de crime commis dans l'enceinte de l'hémicycle, est inconstitutionnelle.