Le CESE s’intéresse aux souks hebdomadaires au Maroc

- 16h40 - Maroc - Ecrit par : G.A

Le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) s’est intéressé au mode de fonctionnement et à la vie dans les souks hebdomadaires. Ces marchés sont des espaces vitaux qui contribuent au développement des communes du Royaume, même s’ils souffrent d’un nombre incalculable de maux liés à leur mode de gestion et à leur infrastructure.

Le CESE appelle les pouvoirs publics à se concentrer d’urgence sur la question des souks ou marchés hebdomadaires dans le monde rural. Le nombre de marchés hebdomadaires dans les zones rurales est d’environ 889, dont 822 ont lieu régulièrement et 67 ne le sont pas, et cela est réparti sur environ 1282 groupes ruraux répartis dans diverses régions du Royaume, rapporte Hespress. C’est un lieu de rencontres qui permet aux habitants d’une région d’acheter et de vendre diverses marchandises. C’est également un lieu d’échanges d’informations. Selon l’analyse du CESE, il constitue une plate-forme financière importante dans l’économie locale et régionale voire nationale, car il remplit des fonctions économiques et commerciales de base.

L’institution constitutionnelle indépendante présidée par Ahmed Chami a exhorté les acteurs impliqués dans la gestion des souks hebdomadaires en milieu rural à réorganiser le secteur en investissant dans la réhabilitation et la modernisation de ces espaces pour en faire de véritables lieux de développement. Le CESE estime que les souks hebdomadaires doivent promouvoir une gestion participative et coordonnée en rationalisant les revenus et en créant de la richesse au profit de la population locale. L’analyse parue au Journal officiel n° 6984 publié cette semaine évoque également les répercussions engendrées par la pandémie du coronavirus. Il faudrait dans ce cadre offrir aux usagers de ces marchés hebdomadaires, les conditions nécessaires pour assurer la sécurité et la santé même pendant les périodes de crise.

La dernière étude sur le fonctionnement des souks a été réalisée en 2013 par la Direction générale des collectivités locales, relevant du ministère de l’Intérieur. Elle a porté sur « la restructuration des souks hebdomadaires et la professionnalisation de leur gestion ». Les souks hebdomadaires attirent environ trois mille visiteurs par marché, soit 2,6 millions de visiteurs par semaine au niveau national, avec des revenus financiers importants qui varient selon la spécialité, la nature du marché, sa taille et sa localisation. Malgré la forte contribution des marchés à la revitalisation de l’économie locale et régionale, le potentiel social, économique et culturel qu’offrent les souks reste sous-utilisé.

Les données du Conseil confirment que la méthode adoptée pour gérer les souks ne garantit pas les performances économiques. Environ 40 % de ces marchés sont gérés directement, un schéma qui a montré ses limites en termes d’amélioration des infrastructures ou de performance économique. 52 % d’entre eux ne sont pas connectés au réseau d’eau et d’assainissement, 48 % ne disposent pas d’éclairage et environ 36 % de ces marchés ne sont pas entourés d’une clôture. Un véritable problème de gestion et de restructuration auquel le CESE invite les autorités à trouver des solutions immédiates pour une meilleure participation de ces souks au développement local et national.

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