Tanger : désespoir des guides touristiques

- 21h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Les guides de Tanger ne sont pas jusque-là fixés sur la reprise de leur activité. Sans plan de relance, le désespoir atteint son paroxysme.

"Avec le maintien de la fermeture des frontières, nous n’avons aucune visibilité quant au retour à notre activité, qui semble avoir beaucoup de temps pour pouvoir se réaliser. Nous subissons, comme les autres secteurs de l’hôtellerie, de la restauration…, les conséquences de l’arrêt de nos activités bien avant l’entrée en vigueur du confinement sanitaire. Nous serons davantage fragilisés dans un secteur pas toujours organisé et structuré", a déclaré à Aujourd’hui le Maroc Abdelhamid Ben Amar, vice-secrétaire général de l’Association régionale des guides touristiques (ARGT) de Tanger.

Selon lui, il est clair que les guides de Tanger ne pourront pas se refaire une bonne santé financière de si tôt. Tant les saisons passent sans qu’ils ne puissent saisir les occasions surtout la Semana Santa (fêtes de Pâques) qui leur permet d’accroître leur chiffre d’affaires. "Contrairement aux touristes étrangers, les nationaux n’ont pas pour leur grande majorité cette culture de visites guidées aux différents sites historiques et touristiques. Nous devons ainsi continuer à nous débrouiller, comme nous l’avons fait pendant le confinement, grâce à nos économies ou de nous entraider pour pouvoir tirer notre épingle du jeu", laisse entendre Ben Amar.

Et d’ajouter : "cette période très difficile que nous traversons nous a amenés à réfléchir à augmenter nos cotisations au sein de notre association pour pouvoir faire face à d’éventuelles crises qui pourraient survenir à l’avenir".

  • Maroc : la couverture sociale désormais accessible aux guides touristiques et aux huissiers

    Les guides touristiques et les huissiers auront désormais accès à la couverture sociale. C'est ce qui ressort du Conseil de gouvernement tenu jeudi dernier.

  • Les guides touristiques marocains se mettent à l'hebreu

    Au Maroc, de nombreux guides s'intéressent à l'apprentissage de l'hébreu. À l'origine de cet engouement, l'annonce de l'arrivée de quelque 1 million et demi de touristes en provenance d'Israël.

  • Assilah : la saison touristique sera-t-elle sauvée ?

    Après plus de 3 mois d'arrêt de ses activités touristiques, la saison touristique s'annonce encore plus difficile à Accula. Plusieurs professionnels ont décidé de baisser les tarifs de leurs prestations pour sauver cette saison, frappée de plein fouet par la pandémie du coronavirus.

  • Marrakech : la reprise du secteur touristique s'annonce sous de bons auspices

    La crise sanitaire a durement touché le secteur du tourisme au Maroc. A Marrakech, les effets pervers de la crise se manifestent par la raréfaction des visiteurs étrangers et le chômage technique des guides touristiques. Malgré les craintes de ces derniers quant à l'avenir du secteur, l'espoir reste permis.

  • Chefchaouen : désillusion totale chez les artisans

    Avec zéro cas de contamination, la ville de Chefchaouen n'est pas épargnée par les effets pervers du coronavirus. Le secteur de l'artisanat y tourne au ralenti, même après le déconfinement amorcé très tôt dans la ville. Pour les acteurs du secteur qui envisageaient une reprise sans difficultés, la désillusion est totale.

  • Au Maroc, l'activité touristique va reprendre après la levée du confinement

    Le chef du gouvernement, Saâdeddine El Otmani insiste sur la nécessité de reprendre les activités touristiques après la levée du confinement sanitaire à condition que cette opération se déroule en sécurité, avec le concours de tous les acteurs concernés.

  • Covid-19 au Maroc : les stations balnéaires entre crainte et désespoir

    La montée en flèche des cas de contamination ayant conduit à la fermeture de huit villes du Maroc, vient tuer les espoirs des stations balnéaires du Nord. Elles comptaient mettre à profit les vacances d'été pour se refaire une certaine santé.

  • Tanger : Les bazaristes broient du noir

    Tous les secteurs d'activités ont été durement impactés par la crise sanitaire actuelle et continuent d'en souffrir amèrement. À Tanger, les vendeurs d'articles artisanaux communément appelés bazaristes parlent de pertes très lourdes engendrées par une mévente jamais connue auparavant.

  • Le Maroc a-t-il eu raison de bannir les touristes étrangers ?

    L'activité touristique va reprendre à partir de mardi 14 juillet mais les touristes étrangers ne sont pas pour le moment autorisés à venir au Maroc. Est-ce une belle option pour le royaume ?

  • Les Marocains de retour dans les salles de sport

    Plus de 3 mois après l'arrêt de leurs activités, les professionnels des salles de sport se préparent à rouvrir. À quelques jours de la reprise, ils lancent un appel au gouvernement pour la prise en compte de leurs doléances.