Un TGV à défaut du Rafale

- 02h05 - France - Ecrit par : L.A

Après le refus du roi Mohammed VI d’acheter l’avion de combat de Dassault, Rabat négocie avec l’Élysée la fourniture du TGV. Le geste royal permettrait de maintenir la visite, fin octobre, de Nicolas Sarkozy au Maroc.

La France semble avoir perdu le contrat d’équipement d’avions de combat au Maroc. Pour compenser son refus d’acheter à Paris le Rafale, le roi Mohammed VI serait prêt à acquérir des équipements TGV. Les deux pays sont en train de négocier des contreparties commerciales honorables pour Paris, selon plusieurs sources industrielles.

Ce geste du roi, qui souhaite équiper son pays en infrastructures lourdes, pourrait atténuer la colère de Paris, qui comptait sur la première vente du Rafale à l’export. Il permettrait de maintenir la visite officielle de Nicolas Sarkozy au Maroc d’ici à la fin octobre.

La Tribune

  • Les incohérences françaises responsables de l'échec du Rafale au Maroc

    300 millions d'écart entre deux propositions françaises ! L'échec aujourd'hui quasi-certain de la vente de Rafale au Maroc s'explique par des "incohérences" dans l'offre française. Selon nos informations, Dassault et la Délégation générale pour l'armement (DGA) n'ont pas fait la même offre en terme de prix, après que le roi Mohammed VI a manifesté, au printemps 2006, son intention d'acheter le nouvel avion de combat français. Une différence de 300 millions d'euros, soit 20% d'écart ! Face à une telle pagaille française, les Marocains ont eu beau jeu de s'en remettre au plus offrant... c'est-à-dire aux Américains.

  • Le Maroc s'apprête à acheter le TGV français

    Le Maroc devrait signer en début de semaine prochaine avec la France un accord pour la réalisation d'une ligne de train à grande vitesse (TGV), à l'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy, un succès à l'international qui pourrait compenser un échec de l'avion de combat Rafale. "Les deux pays doivent signer lundi à Marrakech un accord sur (une) ligne à grande vitesse", a indiqué une source marocaine sous le couvert de l'anonymat. Les modalités pratiques de cet accord seront précisées ultérieurement par les deux capitales, a-t-elle ajouté.

  • Sarkozy proposera à nouveau le Rafale à Rabat

    En visite d'Etat pour trois jours au Maroc à partir de lundi, Nicolas Sarkozy cherchera bel et bien à écouler auprès de Rabat l'avion de combat Rafale de Dassault.

  • Le Rafale de Dassault menacé d'un échec au Maroc

    L'avion de combat américain F-16 aurait supplanté le Rafale au Maroc, estiment plusieurs sources industrielles concordantes. Les industriels comptaient sur l'Elysée pour inverser la tendance en faveur des Etats-Unis.

  • Nicolas Sarkozy au Maroc

    Nicolas Sarkozy est arrivé lundi après-midi à Marrakech pour une visite d'Etat de trois jours au Maroc, la première de son quinquennat. Le président français a été accueilli à sa descente d'avion par le roi Mohamed VI, avec qui il devait ensuite avoir un premier entretien et présider la signature d'une série de conventions et d'accords économiques.

  • La France et le Maroc d'accords pour le TGV

    Le président de la République Nicolas Sarkozy est arrivé, lundi 22 octobre à Marrakech, dans le sud du Maroc, pour une visite d'Etat de trois jours dans le pays, au cours de laquelle seront signés d'importants accords économiques entre les deux pays. A peine le président arrivé, l'Elysée a annoncé plusieurs accords bilatéraux. Le premier concerne la réalisation d'une ligne de train à grande vitesse (TGV) entre Tanger et Casablanca. La France et le Maroc ont signé un protocole d'accord pour la réalisation de cette ligne

  • La vente des 18 Rafale bloquée par Bercy ?

    L'opération de vente de 18 Rafale par la société Dassault Aviation au Maroc serait bloquée par Bercy.

  • Lockheed Martin : le financement des F16 au Maroc en question

    La crise financière rend très difficile la mise en place d'un prêt à Rabat pour l'achat des 24 avions de combat américains. A Paris, on observe la situation avec intérêt

  • Maroc/France : De nouveau, le Rafale

    Les Français n'ont pas l'intention de baisser les bras après que Rabat ait décliné leur offre portant sur l'acquisition par les Forces marocaines de l'air, de l'avion de combat du type Rafale, de Dassault Aviation.

  • M6, Sarko et les Rafale

    Cette fois, l'Élysée a vu les choses en grand. Pour réparer l'erreur d'appréciation commise début juillet ? Sans doute. Penser que le Palais royal puisse s'accommoder d'une visite minutée, au terme d'une tournée maghrébine menée au pas de charge, c'était en effet méconnaître, à tout le moins, le « temps du Maroc ». Résultat : une annulation in extremis de l'étape chérifienne et l'engagement d'une « vraie » visite d'État. Promesse tenue.