Tourisme : un léger essoufflement pour début 2008 ?

- 13h12 - Maroc - Ecrit par : L.A

Il y a comme un air d’essoufflement qui plane sur le secteur hôtelier. En général, il semble bien que le Maroc accuse une sérieuse baisse, notamment vis-à-vis de la France, son principal marché émetteur. Selon le l’association des voyagistes français, la Tunisie a progressé cet été (août-octobre) de 5,8% comparativement à la même période de l’année précédente, alors que le Maroc a chuté de 14,3%.

Mais attention, il ne s’agit là que des packages comprenant avion et lits d’hôtels, qui ont perdu du terrain en raison de l’arrivée en masse des compagnies low-cost sur le Maroc. En effet, selon un hôtelier de Marrakech, « c’est un peu de notre faute, car en subventionnant les compagnies low-cost et en passant des accords avec les TO, ces derniers ne se sentent plus obligés d’envoyer des vols charters qui, faut-il le rappeler, combinent sièges d’avions et lits d’hôtels ».

Mais est-ce là la seule explication ? Peut-être pas tout à fait, car pour une ville comme Marrakech, les prix pratiqués ne sont pas à la portée de tout le monde, même pour une certaine clientèle européenne. En d’autres termes, Marrakech est devenue une ville chère, non seulement pour ce qui est de ses hôtels, mais aussi pour tous les services liés au tourisme (restauration, transport, etc.). Par exemple, « presque aucun taxi n’acceptera de vous conduire dans la nouvelle zone touristique de l’Agdal à partir du centre-ville, si vous ne consentez pas à payer le double de la course », souligne un résident.

Tanger : après l’euphorie le calme

Malgré tout, les grandes enseignes hôtelières de cette ville affichent des taux d’occupation intéressant pour la fin de l’année. Ainsi, les hôtels d’Atlas hospitality, la chaîne de Royal Air Maroc, frôlent les 80%. Il en va de même pour les autres hôtels, surtout grâce à la ruée des nationaux vers la ville à cette occasion.

Ce qui est valable en fin d’année pour Marrakech ne l’est pas du tout pour Tanger. La capitale du Nord a un peu le souffle coupé par l’échec de sa candidature à l’exposition universelle, et comme l’explique Mustapha Boucetta, le président du Conseil régional du tourisme (CRT), « la ville accueillera pour le Nouvel an, les nationaux qui n’auront pas trouvé de chambres à Marrakech ».

A Casablanca, ville de passage, les fêtes de fin d’année ne vont pas trop modifier les taux d’occupation. Par contre, l’on compte bien booster les recettes avec les programmes spécifiques (dîner et autres animations) concoctés pour la Saint Sylvestre (31 décembre). Du côté d’Agadir pour laquelle cette période correspond à la belle saison du point de vue climatique, la plupart des hôtels affichent complet pour le Nouvel an. En revanche, les professionnels attendent janvier et février avec une certaine appréhension. Les premiers indices révèlent qu’ils s’annoncent moins bons que l’année dernière.

La vie éco - M.M.

  • Hôtels cherchent touristes étrangers

    On s'y attendait, le secteur du tourisme, après plusieurs années de croissance continue, a accusé en janvier 2008 une baisse des nuitées de 5% par rapport à la même période de l'année précédente, et ce malgré une hausse des arrivées aux frontières de 11%. Cette situation n'est paradoxale qu'en apparence. Elle s'explique, selon l'Observatoire du tourisme, par la montée « d'autres types d'hébergement touristique (maisons d'hôtes, appartements, etc.) qui ne sont pas ou ne sont que partiellement comptabilisés dans les statistiques des nuitées publiées jusqu'à présent ».

  • Les professionnels craignent un ralentissement du tourisme en 2008

    Après cinq années de croissance continue, le tourisme marquera-t-il le pas pour l'exercice 2008 ? Même si du côté des officiels on argue qu'il est trop tôt pour se prononcer, les professionnels du secteur, eux, montrent les premiers signes d'inquiétude. A cela, plusieurs raisons sont avancées. En premier lieu, l'érosion du pouvoir d'achat dans la plupart des pays émetteurs européens, notamment la France qui reste le premier pourvoyeur de touristes étrangers du Maroc.

  • Recettes touristiques : 54,1 milliards de DH à fin novembre

    A fin novembre 2007, le volume des nuitées enregistrées par les établissements d'hébergement touristique classés, a progressé de 4% par rapport aux 11 premiers mois de 2006. Au total, 15,8 millions de nuitées ont été recensées contre 15,2 un an avant. Le dernier rapport sur les statistiques du tourisme publié par la tutelle indique que les résidents marocains ont généré près de 20% de ces nuitées, le reste provenant des non-résidents.

  • Le Maroc à la foire internationale du tourisme d'Utrecht

    Le Maroc prend part à la foire internationale du tourisme d'Utrecht "Vakantiebeurs 2008", organisée du 8 au 12 janvier dans cette ville néerlandaise. Le stand marocain où sont représentés la Royal Air Maroc et l'Office national marocain du tourisme a été inauguré mardi soir.

  • Tourisme interne : Le projet Biladi lancé

    Un nouveau plan pour relancer le tourisme national. Après « Kounouz Biladi », le ministère de tutelle passe à la vitesse supérieure avec la mise en place du Plan Biladi. Annoncé en juillet dernier, ce dernier prévoit la mise en valeur de huit zones touristiques. Dans un premier temps, la valorisation de trois sites est certaine : Sidi Abed dans la région d'El Jadida, Imi Ouaddar près d'Agadir et la zone d'Ifrane. La signature des conventions de mise en valeur est prévue pour mars 2008. L'appel d'offres international pour la sélection des investisseurs a déjà été lancé. L'ouverture des plis est programmée pour fin janvier.

  • Marrakech craint pour sa clientèle française

    Le tourisme national est-il en difficulté sur le marché français ? L'idée ne cesse d'être relayée depuis plusieurs jours, notamment après l'annonce par le cercle d'études des tour-opérateurs (TO) français (Ceto), que la clientèle française d'entrée de gamme préfère désormais la Tunisie au Maroc. L'annonce est assortie d'un commentaire assassin du président du Ceto, René-Mark Chikli, affirmant qu' « il y a une vraie question sur ce pays (le Maroc), un flou qui montre que la destination s'épuise... », ajoutant que « l'afflux des low-cost n'explique pas tout ».

  • Les hôteliers craignent un été morose

    Alors que des destinations comme l'Egypte, la Turquie, la Tunisie et même la Jordanie sont en train de cartonner en termes de réservations pour l'été prochain, notamment sur le marché français, la destination Maroc, jouissant pourtant d'atouts naturels, est dans l'expectative. Les professionnels réservent leurs prévisions. Mais beaucoup d'entre eux disent qu'ils ne seront satisfaits que si les réalisations de l'année en cours égalent celles de l'année écoulée.

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    Septembre noir pour l'activité touristique à Marrakech qui affiche une baisse plus importante que la tendance à l'échelle nationale, soit – 9 %. Après une croissance ininterrompue de 5 ans, la capitale du tourisme national enregistre en septembre un recul de 10 % en terme de nuitées et de 11% en matière des arrivées. Cette baisse est durement ressentie par les professionnels locaux, véritables baromètres de l'industrie touristique. Ces chiffres sont d'ailleurs confirmés aujourd'hui par les statistiques officielles du ministère du Tourisme.

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    Appartements, riads, villas et autres maisons s'y vendent toujours comme des petits pains. Au début des années 2000, le boom de l'immobilier et du tourisme qu'a connu la ville ocre a laissé sceptiques de nombreux professionnels quant à la pérennité de l'engouement des investissements. Huit années plus tard, les sommes investies en hôtels, appartements et complexes résidentiels continuent d'augmenter.

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    Un 1er trimestre négatif pour de nombreux établissements hôteliers de Marrakech. La première destination touristique du pays recule. Et la contre-performance vient d'être confirmée par le ministère de tutelle.