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France : vers la baisse des frais de transferts d’argent vers l’Afrique

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18 juin 2020 - 14h30 - Economie

Avec la baisse des transferts d’argent vers l’Afrique pendant la crise sanitaire du coronavirus, des députés français veulent corriger le tir. Des amendements sont sur le point d’être proposés au Parlement pour faciliter les transferts d’argent.

Les députés Sira Sylla (LReM) et Vincent Ledoux (Agir) sont décidés à soutenir les Africains en proposant un projet de défiscalisation des envois de fonds effectués par les diasporas africaines. Leur objectif est d’encourager les transferts d’argents effectués par ces diasporas africaines au bénéfice de leurs familles restées sur le continent, rapporte rewmi.com. À en croire la députée Sira Sylla (LReM), la Banque mondiale a annoncé fin avril une chute de 23 % des envois de fonds à destination de l’Afrique pour 2020, en raison de la crise due au coronavirus.

Pour la même source, les flux financiers issus de la diaspora représentent des sommes colossales et essentielles à la consommation des ménages africains. En 2018, les transferts d’argent vers le Sénégal représentaient 9,1 % du PIB, soit deux fois le montant de l’aide publique au développement reçu la même année par le pays.

L’autre formule proposée par les parlementaires est la bibancarisation. Elle vise à réduire les frais de transferts pour les diasporas installées en France. Les envois d’argent vers l’Afrique sont les plus onéreux au monde, avec 9 % à 10 % de commissions prélevées par transaction et jusqu’à 20 % pour l’Afrique australe alors qu’en moyenne, ils se situent entre 5 % à 7 % pour les autres continents.

Malgré ce grand risque, certaines familles nient l’évidence et de nombreux foyers utilisent des circuits parallèles d’envoi, reposant sur le transport d’argent liquide ou les tontines, un système traditionnel d’épargne collective. Elle soutient par ailleurs que l’assouplissement du système de « bibancarisation » pourrait correspondre davantage aux besoins. Celle-ci vise à donner aux banques africaines le droit de proposer leurs services sur le territoire français. D’après Alain Gauvin, avocat en droit bancaire et financier et associé chez Asafo and Co, premier cabinet panafricain, cet instrument est vertueux à plusieurs égards.

Mots clés: Banques , Coronavirus au Maroc (Covid-19) , France , Afrique

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