Un belge d’origine marocaine arrêté dans l’affaire de l’assassinat de Massoud

- 10h11 - Belgique - Ecrit par :

L’homme d’origine marocaine arrêté, samedi dernier en Belgique, sera maintenu en détention. C’est ce qu’a indiqué, hier, la justice belge qui soupçonne cet individu d’avoir des liens avec le terrorisme.

"La Chambre du conseil de Bruxelles a décidé de le maintenir en détention pour un mois dans le cadre de l’affaire des faux passeports. Il ferait partie de la bande, de l’association de malfaiteurs", selon une source judiciaire.

L’affaire des faux passeports est le dossier d’enquête qui a été ouvert au lendemain de l’assassinat de Shah Massoud par deux faux journalistes dans le nord de l’Afghanistan, le 9 septembre 2001, quelques semaines avant l’attentat du 11 septembre.

On avait découvert que les deux auteurs de l’assassinat portaient des passeports belges.

L’enquête lancée en Belgique a rapidement abouti à l’arrestation d’une bande de malfaiteurs, notamment spécialisée dans la falsification de documents, fin 2001.

Quatre personnes ont été arrêtées à ce moment-là. Un certain Tarek Maâroufi, un Belge d’origine tunisienne, est soupçonné d’être le chef de la bande et d’un réseau de logistique d’Al Qaïda, ainsi qu’un certain Mohamed Sliti.

Le Belgo-marocain arrêté samedi dont l’identité donnée par les journaux belges n’a pas été confirmée de source officielle, est soupçonné lui aussi d’appartenir à ce réseau-là.

Ahmed Ellattah, c’est le nom avancé par la presse belge, aurait des liens familiaux avec Mohamed Sliti.

Ce dernier est le personnage qui avait facilité les déplacements en Afghanistan des deux faux journalistes et vrais assassins de Shah Massoud.

La presse belge indique, d’autre part, qu’il est lié aussi à Tarek Maâroufi qui aurait fourni les deux faux passeports aux assassins du chef afghan.

Mais selon la même source, le Belgo-marocain aurait "nié toute participation aux faits qui lui sont reprochés" pendant sa comparution lundi devant la même Chambre du conseil qui a décidé de prolonger le mandat d’arrêt le concernant d’un mois.

En réalité, la justice belge, tout en tentant par l’enquête qui dure depuis plus d’un an, de dénouer les fils de l’affaire de l’assassinat de Shah Massoud, enquête aussi sur les éventuels projets d’actions violentes qui seraient préméditées de la part des groupes d’Al Qaïda.

A cet égard, les autorités judiciaires de Bruxelles ont indiqué, déjà fin août, que neuf personnes sont inculpées dont quatre sont en détention.

Les deux instructions sur l’assassinat de Shah Massoud et le projet d’attentat étaient "presque clôturés"déjà fin août. Elles donneront lieu à deux procès distincts qui pourraient avoir lieu en décembre prochain.

Karim Mariami pour libération

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