Affaire Ghali : l’Espagne s’explique devant l’ONU

- 23h00 - Espagne - Ecrit par : S.A

L’affaire Brahim Ghali du nom du chef du Polisario, admis à l’hôpital San Pedro de Logroño, sous fausse identité le 18 avril dernier après avoir contracté le Covid-19, a atterri à l’ONU. Pedro Sánchez, président du gouvernement espagnol a pris la défense de l’administration espagnole lors de son intervention jeudi au siège des Nations Unies à New York.

En acceptant d’accueillir le chef du mouvement indépendantiste sur le territoire espagnol, le « gouvernement a réagi à une crise humanitaire », a expliqué Pedro Sánchez. « L’Espagne a sauvé une personne qui était sur le point de mourir. […] C’est le seul argument avec lequel le gouvernement a justifié l’entrée de Ghali sur le territoire espagnol », a-t-il ajouté.

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Il a en outre appelé « à attendre les résultats de l’enquête sur la falsification de son passeport ». Il s’avère nécessaire « de poursuivre les enquêtes concernant le faux passeport diplomatique (avec lequel Ghali s’est introduit en Espagne, NDLR) afin que l’image globale soit claire », a poursuivi le chef du gouvernement espagnol.

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Depuis mardi, Arancha Gonzalez Laya, ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères est visée par une enquête sur les conditions de l’accueil du chef du Front Polisario. Dans un communiqué, le tribunal régional d’Aragon (nord-est) fait savoir qu’un juge d’instruction du tribunal de Saragosse (nord-est) « a décidé de convoquer l’ex-ministre des Affaires étrangères Arancha Gonzalez Laya pour l’auditionner dans le cadre de l’enquête judiciaire sur l’affaire Ghali ». Sa date de comparution n’est pas encore précisée.

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