Le système des agréments plombe le secteur du taxi

- 14h40 - Maroc - Ecrit par : A.T

Au Maroc, la filière de taxi est confrontée à d’énormes difficultés. Face au vieillissement de la flotte, les chauffeurs pointent du doigt le système d’agréments qui ne leur permet pas de s’épanouir.

Selon l’Économiste, les conditions de vie des chauffeurs au Maroc laissent à désirer. S’appuyant sur les réformes et les promesses non tenues du gouvernement, le journal présente un tableau sombre de cette catégorie d’acteurs du transport urbain.

À l’échelle nationale, 4 MMDH ont été alloués au secteur, fait savoir le média, ajoutant qu’avec cette cagnotte seuls 54 % du parc ont été renouvelés avec 85 % des nouveaux véhicules rien que sur la région de Casablanca-Settat. Un pourcentage qui s’explique par les limites du pouvoir d’achat des usagers, ainsi que l’existence d’alternatives telles que le bus et le tramway.

À ce sujet, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a indiqué que «  la majorité des déplacements de la région la plus peuplée du Maroc (20 % de la population), avec le PIB le plus élevé (30 %), se font à pied (à peu près 62 %), la part des transports en commun (autobus et tramways) s’élève à 12 %, elle est de près de 13 % pour les voitures individuelles et de 9 % pour les taxis ».

A lire : Maroc : plus de 7000 taxis renouvelés en 2020

À cet effet, le conseil a proposé la mise en place d’un système intégré de la mobilité durable qui aura entre autres pour objectifs d’améliorer l’accessibilité pour tous les citoyens à des moyens de transport en commun durables et développer des infrastructures rurales durables, limitant ainsi la dépendance au véhicule particulier et réduisant les fractures spatiales et sociales et aussi de réformer le système de gouvernance des taxis, en le professionnalisant et en étudiant sa possible libéralisation.

Par ailleurs, le CESE dénonce dans son rapport le flou qui entoure le statut de la licence des personnes décédées. « Le système d’octroi des agréments manque de transparence, sans oublier la pratique de transfert non officiel du droit de jouissance entre personnes qui empêche l’identification du véritable détenteur » souligne-t-il.

  • Maroc : Laftit veut mettre fin à « l'héritage » des agréments de taxis

    Abdelouafi Laftit, ministre de l'Intérieur, a décidé d'encadrer le transfert des agréments des taxis. De nouvelles conditions ont été ainsi définies.

  • Le Maroc a subventionné le renouvellement de 56 000 taxis

    Le ministre marocain de l'Intérieur Abdelouafi Laftit, a indiqué que le programme de renouvellement des taxis est un succès. Chiffres à l'appui, il a précisé que près de 56 000 véhicules neufs ont été renouvelés et mis en circulation.

  • Maroc : de nouveaux changements pour les taxis

    Au Maroc, le ministère de l'Intérieur a introduit de nouveaux changements dans le secteur des taxis touchant la gestion des agréments. Désormais, plus de cumul d'agréments.

  • Comment relancer le tourisme au Maroc ?

    Le tourisme est l'un des secteurs durement touchés par la crise sanitaire liée au Covid-19. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) propose une stratégie de relance nationale.

  • Maroc : les chauffeurs de taxi menacent

    Au Maroc, les professionnels du secteur des taxis se disent victimes de chantage de la part des détenteurs des agréments dans le cadre du contrat les liant et prévoient d'organiser des manifestations de protestation.

  • Agréments : les chauffeurs de taxi marocains se rebellent

    Au Maroc, les professionnels du secteur des taxis sont en colère contre les détenteurs des agréments qui exigent une augmentation de la « prime » en échange de l'autorisation d'exploiter les taxis. Ils menacent d'organiser des opérations de protestation et de faire une grève nationale.

  • Vers un revenu minimum vieillesse au Maroc ?

    Dans le troisième numéro de son bulletin thématique intitulé « alerte CESE », le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) a appelé à l'accélération de la réforme structurelle et globale du secteur des retraites au Maroc. Il s'agit d'instaurer un système national de retraite solidaire capable de répondre aux attentes des générations présentes et futures d'actifs et de retraités et de garantir leurs droits.

  • Maroc : vers un cadre juridique pour les marchands ambulants

    Le Conseil Economique Social et Environnemental a préconisé de créer un cadre juridique approprié aux vendeurs de rue marocains, afin de leur permettre d'opérer une transition progressive et douce vers le secteur formel.

  • Casablanca pense à la gratuité des transports en commun pour les handicapés

    La ville de Casablanca envisage la gratuité du transport en commun pour les personnes en situation de handicap. L'initiative sera soumise à tous les acteurs du secteur pour examen, en vue de sa mise en application.

  • Souad Hdidou, seule femme chauffeur de taxi de Rabat (vidéo)

    Souad Hdidou est la seule femme à exercer le métier de conducteur de taxi à Rabat. Avec elle au volant, les clientes disent se sentir plus à l'aise et en sécurité.