Un ancien proviseur du lycée français de Marrakech devant la justice française

- 13h00 - France - Ecrit par : S.A

L’ancien proviseur du lycée Albert-Einstein de Bagnols-sur-Cèze, également ancien proviseur du lycée français de Marrakech, devrait être jugé d’ici à l’été prochain, pour des faits d’atteinte sexuelle sur une ancienne élève mineure entre 2014 et 2015.

Alors que les policiers enquêtaient sur la disparition de Lucas Tronche dans la région de Bagnols-sur-Cèze, le 18 mars 2015, dont la dépouille a finalement été retrouvée en juin 2021, ils ont recueilli le témoignage d’une jeune fille ayant eu une liaison avec un ancien chef d’établissement du lycée Albert-Einstein de Bagnols-sur-Cèze, également ancien proviseur du lycée français de Marrakech. Les enquêteurs sont d’abord tombés sur les échanges téléphoniques réguliers avec le proviseur de l’établissement. Des appels et messages échangés entre une lycéenne de 17 ans et un homme de 59 ans puis de 60 ans au moment des premiers faits. L’adolescente avait déposé une plainte à l’automne 2019.

À lire : Des ennuis judiciaires pour un ancien proviseur du lycée français de Marrakech

Le parquet de Nîmes ouvre une information judiciaire pour viol sur mineure par personne ayant autorité. L’ancien proviseur sera placé en garde à vue le 23 juin 2020, puis mis en examen dans la foulée pour viol par personne ayant autorité. Il fera ensuite l’objet d’un placement sous contrôle judiciaire. L’ancien proviseur âgé aujourd’hui de 70 ans a fait l’objet d’un renvoi en correctionnelle en juin 2024, rapporte Midi Libre, précisant qu’il sera probablement jugé en juin 2025. Joint par téléphone, son avocat dit préférer réserver ses explications pour la juridiction.

À lire : Un scandale touche le lycée français de Marrakech

L’ancien proviseur du lycée Albert-Einstein avait exercé à Bagnols-sur-Cèze de la rentrée 2010 à la fin de l’année scolaire à l’été 2015, avant de quitter le Gard pour le Maroc. En 2019, il était encore proviseur du lycée français Victor-Hugo de Marrakech lorsqu’une élève l’avait accusé de harcèlement sexuel. Des élèves avaient alors organisé des manifestations pancartes #metoo à la main, devant l’établissement. Dans la foulée, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger l’avait suspendu et convoqué à son siège à Paris. Il avait fait par la suite fait l’objet d’une enquête administrative. Après avoir pris sa retraite à l’automne 2019, l’ancien chef d’établissement s’est installé dans le pays du Comtat en Vaucluse.

  • Un Franco-Marocain nommé proviseur d'un lycée historique

    Le lycée Banville, à Moulins, a un nouveau proviseur : Aymeric Hilali. Ce Franco-Marocain s'engage entre autres, à « ouvrir davantage » l'établissement par le biais d'intervenants extérieurs.

  • Un lycée français au Maroc au centre d'une polémique sur le ramadan

    Un lycée français se retrouve au cœur d'une polémique après avoir donné un délai aux personnels des enseignements français du Maroc devant participer à une formation en mars s'ils comptent observer le jeûne du ramadan ou non.

  • Ambassadeur de la famille royale du Maroc : deux escrocs devant la justice française

    Après le jugement du tribunal correctionnel de Nanterre rendu en novembre 2021, les deux hommes qui ont fait à croire à un vigneron, exportateur de champagne, rencontré à Antony (Hauts-de-Seine), qu'il était l'ambassadeur de la famille royale du Maroc, qu'il était devenu président du conseil intergalactique, « onusien » ou l'allié privilégié de l'ancien président américain Barack Obama, sont, depuis mercredi, devant la Cour d'appel de Versailles.

  • A Libourne, une enseignante accusée d'avoir fabriqué des menaces racistes

    Après s'être plainte d'avoir reçu des lettres racistes et menaçantes, une enseignante du lycée Jean Monnet à Libourne a été placée en garde à vue pour « dénonciation mensongère ». Une enquête a été ouverte.

  • Ariège : du nouveau dans l'enquête sur la disparition de Fadila ?

    L'enquête sur la disparition de Fadila B., une femme de 53 ans résidant à Ariège, prend un nouveau tournant après la découverte des ossements calcinés près de l'habitation de son voisin, un ancien militaire alpin vivant en autosuffisance.

  • Le Lycée Averroès de Lille fait plier la préfecture du Nord

    Le tribunal administratif de Lille a annulé mercredi la décision de la préfecture du Nord qui privait le lycée musulman Averroès de son contrat d'association avec l'État. Saisis sur le fond du dossier pour la première fois, les juges ont estimé que les « manquements graves aux principes fondamentaux de la République » reprochés par la préfecture n'étaient pas suffisamment prouvés et ont relevé des irrégularités dans la procédure.

  • L'appel à Emmanuel Macron pour sauver le lycée Al-Kindi

    Dans une correspondance adressée au président français, le Conseil des mosquées du Rhône (CMR), dirigé par le recteur de la Grande Mosquée de Lyon Kamel Kabtane, dénonce la décision « arbitraire » prise par la préfecture de la Région Auvergne-Rhône-Alpes de résilier les contrats d'association avec le groupe scolaire Al-Kindi, et appelle, Emmanuel Macron, à user de son autorité et de sa responsabilité « de garant des institutions afin de réexaminer cette situation. »

  • La France veut interdire les mariages entre Français et « étrangers irréguliers »

    Le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin est désormais favorable à l'interdiction des mariages entre Français et « étrangers irréguliers » et soutient une proposition de loi qui sera examinée le 20 février au Sénat.

  • Arrivé en 2020 sans parler français, un Marocain triomphe en concours d'éloquence

    Mohammed Belaaraj, d'origine marocaine, a remporté début avril un concours d'éloquence organisé dans la ville de Mont-de-Marsan. Un exploit pour ce jeune homme de 18 ans, né en Espagne et qui, il y a encore quatre ans, ne parlait pas français.

  • Valence : un Marocain visé par une OQTF après un salut nazi

    Un lycéen d'origine marocaine s'est filmé en train de faire un salut nazi devant une synagogue de Valence (Drôme). Un acte qui lui a valu un placement en garde à vue et une Obligation de quitter le territoire (OQTF).