Une autoroute de l’eau : la solution du Maroc contre le stress hydrique

- 07h30 - Maroc - Ecrit par : P. A

Face à la sécheresse sévère, au stress hydrique et à la rareté des précipitations qu’il subit depuis plus de quatre ans, le Maroc prévoit de relier le barrage Oued El Makhazine au port d’El Boughaz Fadil à Tanger afin d’approvisionner en eau potable les populations de la région.

Les autorités marocaines avaient réalisé avec succès un premier projet d’autoroute de l’eau reliant le fleuve Sebou au bassin du Bouregreg. Cette fois-ci, elles envisagent de relier le barrage Oued El Makhazine au port d’El Boughaz Fadil pour pallier la pénurie d’eau potable qui frappe durement la région de Tanger, rapporte Rue20.

Plusieurs mesures ont été prises par différents départements sectoriels ainsi que les autorités régionales pour approvisionner les populations en eau potable. Le ministère de l’Agriculture a déjà lancé un projet urgent de connexion de plusieurs bassins, fait-on savoir, ajoutant que le gouvernement a également annoncé la construction et la réhabilitation d’usines de dessalement, dont certaines seront alimentées à l’énergie renouvelable (photovoltaïques).

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De même, des systèmes d’irrigation modernes seront mis en place en vue de rationaliser l’eau. Il est également prévu la conception d’un plan hydrographique national, ce qui passe par le recensement de toutes les ressources hydriques afin d’approvisionner les villes du royaume en fonction des priorités. Face à l’urgence, le gouvernement s’active pour lancer les travaux de l’usine de dessalement de Tanger, assurent les autorités de la région.

Dans le cadre d’un plan global 2020-2050, le Maroc a récemment alloué 383 milliards de dirhams (37,6 milliards de dollars) pour l’amélioration des infrastructures hydrauliques domestiques et agricoles. Le programme, qui vise à améliorer la qualité de l’eau potable, prévoit la construction d’une usine de dessalement sur la côte atlantique, d’une usine de traitement des eaux usées sur la côte méditerranéenne.

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