Belgique : expulsion d’une étudiante marocaine vers la Roumanie

- 20h40 - Belgique - Ecrit par : S.A

Bien qu’elle soit détentrice d’un visa Schengen et d’un titre de séjour roumain, l’Office des Étrangers a expulsé une étudiante marocaine du territoire belge vers la Roumanie.

Ouiam Ziti, étudiante en 4ᵉ année de médecine dentaire à lasi en Roumanie est arrivée à l’aéroport de Charleroi-Gosselies, en Belgique le 13 décembre dernier pour y passer quelques jours. Les choses ne se passent pas comme prévu. Elle sera arrêtée, puis enfermée dans une pièce avec confiscation de toutes ses affaires dont son téléphone, rapporte Belga. « J’ai été transférée dans le centre Caricole le même jour vers 20h30. Je suis restée enfermée dans le centre Caricole du lundi 13 décembre jusqu’au vendredi 24 décembre » avant d’être expulsée vers la Roumanie, a raconté Ouiam Ziti par téléphone à Bruno Duboisdenghien, un ancien chef de groupe socialiste au conseil communal de Jodoigne, et par ailleurs « citoyen engagé ».

À lire : L’Espagne expulse 125 migrants entrés par le rocher d’Al Hoceima

« J’avais l’intention de passer les fêtes de fin d’année au Maroc. Mais à cause du coronavirus, mon pays a décidé de fermer ses frontières. J’ai donc choisi de rester en Belgique à Bruxelles quelques jours avec mon oncle. C’est lui qui devait me conduire à Lille où vit mon frère jumeau. Nous avions l’intention de passer Noël et la Nouvelle Année ensemble », a expliqué à la RTBF, Ouiam Ziti, avant son expulsion. Elle raconte s’être présentée à la douane, à Charleroi où elle a donné son passeport marocain, son titre de séjour roumain ainsi que son visa touristique Schengen délivré par les autorités françaises.

« Je n’avais que 10 euros en liquide, mais je lui ai (à l’agent) montré ma carte de banque française et lui ai proposé de m’accompagner à un point de retrait pour lui prouver que je pouvais subvenir à mes besoins », a-t-elle poursuivi, affirmant disposer d’un garant en la personne de son oncle. Ces explications n’auront servi à rien. Après transmission d’un rapport à l’Office des Étrangers par les douanes, l’étudiante marocaine été expulsée du territoire belge et son visa touristique a été abrogé.

À lire : Besançon : menacé d’expulsion, un Marocain retrouve enfin le sourire

Selon la porte-parole de l’Office des Étrangers (OE), Dominique Ernould, « l’étudiante ne remplissait pas les conditions pour pouvoir entrer en Belgique ». « Elle dispose d’un visa touristique délivré par la France. Le but de son séjour doit être en France. Or elle a déclaré qu’elle comptait rester 22 jours en Belgique. Et pour cela, elle n’avait pas une prise en charge légalisée. En outre, la loi prévoit qu’il faut pouvoir justifier la somme de 45 euros par jour et par personne pour cette prise en charge, ce qui selon le rapport transmis par la police des douanes, n’était pas le cas ici », a-t-elle expliqué.

  • Traitée « comme une criminelle », une Marocaine porte plainte contre l'Etat belge

    L'étudiante marocaine Ouiam Ziti est encore sous le choc de son expulsion du territoire belge vers la Roumanie. Au tribunal, elle revient sur les faits et réclame une indemnisation à l'État belge pour avoir été « humiliée et traitée comme une criminelle » par la police.

  • Une Marocaine fait condamner l'État belge

    L'étudiante marocaine Ouiam Ziti « humiliée et traitée comme une criminelle » par la police avant son expulsion du territoire belge vers la Roumanie a gagné son procès contre l'État belge.

  • Polémique en Belgique sur l'expulsion d'un Marocain

    Le Conseil du contentieux des étrangers (CCE) belge s'est opposé à l'expulsion du Marocain Abdallah Ouahbour, reconnu pourtant comme une « menace pour la société ».

  • Réaction de Mohamed Toujgani suite à son expulsion de la Belgique

    Mohamed Toujgani, imam principal de la mosquée Al Khalil, la plus grande de Belgique, réagit à son expulsion vers le Maroc à cause notamment d'une vidéo datant de plus de 10 ans dans laquelle il appelait à brûler « des sionistes oppresseurs ». Il a décidé de faire appel de cette décision « qui le prive de » ses « libertés et droits fondamentaux ».

  • Expulsion de l'imam Mohamed Toujgani : un signal au Maroc ?

    Le retrait du permis de séjour de Mohamed Toujgani, imam principal de la mosquée Al Khalil à Molenbeek, et par ailleurs d'origine marocaine, serait un signal au Maroc. La Belgique avait entre-temps dénoncé l'ingérence et l'espionnage marocain dans le cadre de la reprise de la Grande mosquée de Bruxelles.

  • Les Émirats rejettent l'extradition de Nordin El Hajjioui vers la Belgique

    Un tribunal des Émirats arabes unis a rejeté les demandes d'extradition du Belge d'origine marocaine Nordin El Hajjioui alias « Dikke Nordin van den Dam », l'un des hommes les plus recherchés en Belgique qui figure dans le top 50 Interpol.

  • Un Belge en prison au Maroc après un piège tendu par son ex-femme

    Un ressortissant belge, Marc M., est en prison depuis lundi à Meknès. Âgé de 57 ans, il est accusé de tentative d'enlèvement de son fils de 4 ans, Malik, qu'il n'a pas revu depuis l'été 2020, son ex-femme d'origine marocaine l'ayant emmené avec elle en février quand elle quittait la Belgique. Le Belge était venu prévenir les autorités marocaines lorsqu'il a été appréhendé.

  • Après 13 ans de prison, Hassan Iasir, meurtrier d'une policière, est libre

    Le tribunal d'application des peines de Bruxelles a accordé la liberté complète à Hassan Iasir, l'un des trois hommes condamnés en 2011 pour home-jacking avec circonstance aggravante de meurtre sur la jeune policière, Kitty Van Nieuwenhuysen.

  • La mésaventure d'un Belge avec le pass vaccinal marocain

    Alors qu'il est venu se restaurer dans un fast-food d'Auvelais (Sambreville), un homme s'est vu refuser l'accès, son Covid Safe Ticket, délivré au Maroc, n'étant pas valable en Belgique.

  • Belgique : l'opposition appelle à l'expulsion des détenus marocains

    Parmi les 10 912 personnes détenues dans les prisons en Belgique, on compte 4716 prisonniers d'origine étrangère dont 872 Marocains. Le parti d'opposition N-VA souhaite que le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne signe de nouveaux traités d'extradition avec les pays d'Afrique du Nord afin de procéder à l'expulsion des criminels étrangers.