Belgique : la police s’inquiète des appels à la violence

- 21h30 - Belgique - Ecrit par : I.L

Les nombreux appels à la violence lancés ces derniers jours en zone bruxelloise, deviennent inquiétants. Le secrétaire national du syndicat de police SNPS, Thierry Belin, est revenu sur la situation explosive sur le terrain et invite les politiques à prendre leurs responsabilités.

Les images de policiers à Anderlecht procédant à l’arrestation d’un présumé voleur et se faisant invectiver par des personnes étrangères à l’arrestation, ont été largement relayées la semaine dernière. Cet incident ramène sur le tapis le débat autour de la police, qui se sent visée par une partie de la population et n’est pas soutenue par ses autorités, rapporte lacapitale.be.

Pour le secrétaire national du syndicat de police SNPS, Thierry Belin, les policiers ont été invités par des commerçants qui voulaient en découdre avec les malfrats. Contre toute attente, le mis en cause appelle à l’émeute, obligeant plusieurs personnes à intervenir sans savoir ce qui se passe.

D’après le policier syndicaliste bruxellois, ces images ont révélé, une fois de plus, que l’image renvoyée par la police ne passe pas dans une partie de l’opinion publique. À l’en croire, rien de devrait justifier les appels fréquents à la violence envers les policiers, lancés sur les réseaux sociaux. Ce problème épineux est remarquable en région bruxelloise et particulièrement à Molenbeek ou à Bruxelles.

Cependant, le policier syndicaliste reconnait qu’il peut y avoir des abus, dans la police : "Il y a eu une intervention policière récemment dans les Marolles. Là, c’est clair, les policiers ont exagéré et ils le payeront cher", rappelle-t-il à titre d’exemple. "Mais rien ne justifie les appels de plus en plus nombreux à la violence envers les policiers sur les réseaux sociaux principalement, ou lors d’interventions", se désole-t-il.

Cette invite à la violence aurait motivé les émeutes à Anderlecht, soutient le syndicaliste. "On ne lésine pas sur les conseils malsains. Pire, ce site anarchique va même jusqu’à parler d’assassinat à charge des policiers lorsqu’il mêle les histoires de courses-poursuites de la petite Mawda de deux ans et celle du jeune Adil. Or, quand on parle d’assassinat, on parle de préméditation.", se désole-t-il.

Pour remédier à ce problème, Thierry Belin propose "la création d’une unité spéciale qui couvrira toutes les zones bruxelloises et interviendra en cas de problème."

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