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Camélia Jordana accuse les policiers de "massacrer" les arabes et les noirs

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25 mai 2020 - 11h00 - Monde

L’actrice et comédienne, Camélia Jordana, a profité de son passage sur l’émission "On n’est pas couché" de Laurent Ruquier pour se prononcer sur les accusations de violences policières qui ont marqué la France ces dernières années. L’invitée a fait part du malaise profond qui s’empare d’elle, lorsqu’elle se retrouve devant un policier.

Après des semaines d’absence à cause du coronavirus et des mesures prises pour contenir sa propagation, "On n’est pas couché" est de retour sur France 2 depuis ce samedi. Pour cette nouvelle rentrée, Laurent Ruquier a invité la chanteuse et actrice, Camélia Jordana, et l’auteur, Philippe Besson, qui se sont prononcés de long en large sur "les accusations de violences policières qui ont marqué la France ces dernières années".

L’actrice et chanteuse n’y est pas allée de main morte dans ses déclarations sur le sujet. "Je parle des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer à cause de la couleur de peau. C’est un fait", a déclaré Camélia, soulignant ne pas comprendre ce comportement venant des personnes ayant pour mission républicaine de protéger. "Il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic. Et j’en fais partie. Aujourd’hui, j’ai les cheveux défrisés ; quand j’ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France".

Contrairement au point de vue de la chanteuse, Philippe Besson, proche du président Emmanuel Macron, souligne pour sa part que "95 % des flics font bien leur travail", même s’il reconnait qu’il y a des "situations insupportables, regrettables, condamnables", mais également "minoritaires".

Pourtant, Camélia Jordana reste persuadée "que si certaines mesures étaient prises, plutôt que d’avoir des non-lieux en permanence à chaque fois qu’un homme ou une femme, noir ou arabe ou simplement pas blanc, subit des violences… s’il y avait autre chose que des non-lieux en permanence, s’il y avait autre chose qu’un Assa Traoré ! Si on avait autre chose que ça comme image, peut-être que les flics ne seraient pas autant détestés", dit-elle.

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