Les seize chantiers d’Hercule au Maroc

- 12h54 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le Maroc peut être un atout important pour l’Europe et pour la France, écrit lundi le journal français "Le Figaro" dans son cahier économique, soulignant que le Royaume cherche à attirer par tous les moyens de nouveaux investisseurs high-tech.

Dans un article intitulé "Les seize chantiers d’Hercule au Maroc", en référence à la création de seize comités d’investissement, un par région, le quotidien note que le Plan Emergence, mis en place en 2005, a fixé trois priorités : l’accroissement du PIB de 1,6 point par an pendant dix ans, la création de 440.000 emplois et la réduction du déficit commercial du pays.

Ce plan qui mise sur sept métiers, l’offshoring, l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, l’agroalimentaire, les produits de la mer et le textile, a été complété en 2008 par le Plan "Envol", qui ajoute à la liste des secteurs prioritaires la biotechnologie, la microélectronique et les nanotechnologies.

Après avoir signalé que la ville de Casablanca, qui représente 45 pc du PIB industriel du Maroc et attire 48 pc des investissements, le journal indique qu’avec des coûts de revient de 70 pc moins élevés qu’en Europe, "Casaneashore" a entièrement loué les 34.000 m2 disponibles jusqu’en juin 2008, alors que les 48.000 m2 suivants sont réservés à plus de 80 pc.

Casanearshore, véritable temple de l’informatique délocalisée, contribuera à la création, d’ici deux ans, de plus de 30.000 postes d’emploi.

Demain, Rabat, Fès, Marrakech vont suivre, relève le journal, soulignant que la ville de Tanger, où Renault va construire 400.000 véhicules en 2010, n’entend pas se contenter de l’industrie lourde, mais a l’ambition de créer un pôle entièrement consacré aux nanotechnologies.

Pour mener à bien ces projets, le Maroc est en train de former 15.000 ingénieurs par an. Certains d’entre eux regagnent le pays après avoir fait leurs études à l’étranger. L’accélération du phénomène du retour au pays des diplômés marocains, s’explique par le fait que le salaire au Maroc d’un ingénieur hautement spécialisé n’est pas loin de celui d’un Français.

  • Ce que deviendra le plan « Emergence »

    Le plan Emergence ne changera pas de nom. La nouvelle stratégie dénommée « Plan Envol », annoncée par le ministère du commerce, de l'industrie et des nouvelles technologies de l'information (MCI), ne vient pas remplacer « Emergence » mais le complétera plutôt en englobant de nouveaux secteurs qui n'avaient pas été retenus en 2005. Le plan « Envol » est en fait le nom marketing qui figurait dans le programme économique du parti de l'USFP et qui englobe les nouveaux secteurs porteurs de développement pour l'économie marocaine.

  • La vision offshoring au cœur de travaux franco-marocains

    Les Rencontres économiques France-Maroc qui seront inaugurées le 17 et 18 avril à Marrakech par les deux Premiers ministres Abbas El Fassi et François Fillon permettront de faire le point sur les relations entre les deux pays.

  • 500 millions de DH pour le plan Emergence

    Ballon d'oxygène pour le plan Emergence. Le Fonds Hassan II pour le développement économique et social vient de débloquer une enveloppe de 500 millions de DH pour donner un coup de pouce à l'investissement industriel. Cette somme profitera à trois composantes du plan Emergence considérées comme étant des secteurs à fort potentiel : l'automobile, l'aéronautique et l'électronique.

  • Le Maroc sur la carte mondiale de l'automobile

    Ahmed Chami ne veut plus entendre parler du plan Envol ! Plan que la presse lui aurait prêté, à son corps défendant. Confusion probable entre Envol et Emergence ou mauvaise compréhension ? Le ministre du Commerce et de l'Industrie se refuse à tout commentaire et dit ne parler que « Emergence, Emergence, Emergence » !

  • Bouregreg, le chantier de tous les records

    Avec le projet de l'aménagement de la vallée du Bouregreg, Rabat, capitale du Royaume, a relevé un défi de taille. Lancé en 2006, ce chantier transformera, à terme, l'architecture urbanistique de la région et en fera un pôle d'affaires de premier ordre sur le plan national. Depuis les premiers coups de pioche, la zone a connu un flux d'investisseurs, notamment étrangers, venus se positionner dans différents secteurs comme les services, le tourisme, les technologies de l'information et l'immobilier.

  • Ouverture de l'autoroute vers Tanger Med

    Une autoroute d'une longueur de 52 km pour la desserte du complexe portuaire Tanger Med est entrée en service mardi. Cet axe autoroutier, auquel a été alloué une enveloppe de 4 milliards de dirhams assure l'interconnexion du port, entré partiellement en service en septembre dernier, aux différents pôles économiques du pays.

  • 63 milliards de DH agréés en dix ans pour le tourisme

    896.685 lits, 55.760 emplois directs et un volume d'investissement global de 63 milliards de DH. C'est ce que pèse l'ensemble des projets touristiques agréés entre 1997 et 2007, selon la situation dressée par la direction des aménagements et des investissements (DAI) relevant du département du tourisme. Mais si ces projets ont fait l'objet de conventions dûment signées avec le gouvernement, la question est de savoir si oui ou non ils se réalisent effectivement sur le terrain.

  • La capacité des aéroports passe de 12 à 22 millions de passagers en 4 ans

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  • Technopolis de Rabat, les premières entreprises s'installent en juillet

    Dans les BTP, trouver un entrepreneur en avance sur son calendrier de réalisation tient de la quête du mouton à cinq pattes. Abderrafie Hanouf, DG du projet Technopolis de Rabat, lui, annonce fièrement une avance de quatre mois sur le calendrier initial. Cependant, il y a de bonnes raisons à cet exploit. D'une part, les entreprises qui ont réservé les 80% de la première tranche de 40.000 m2 sont les plus importants acteurs de l'offshoring, avec qui on n'a pas droit à l'erreur. Parmi elles, on compte Sofrecom, filiale de France Telecom, SQLI, Logica CMG ou encore Athos Origin EDS et Axa.

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    De la petite plage chère aux baigneurs et aux surfeurs, il ne reste rien. A une quarantaine de kilomètres à l'est de Tanger, une armée de bétonneuses a transformé la côte sauvage en port géant. Inauguré l'été dernier, Tanger Med, construit en partie par Bouygues, plonge ses tentacules loin à l'intérieur des terres : ici, une autoroute flambant neuve, là, une voie de chemin de fer et une nationale en chantier, des viaducs... Avec lui, c'est tout le nord du Maroc qui renoue avec sa vocation géographique, celle d'un carrefour stratégique entre l'Afrique, l'Europe, l'Asie et l'Amérique.