Un complot de l’Algérie contre le Maroc révélé au grand jour

- 20h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Une lettre diplomatique suisse confidentielle, datée du 30 janvier 1978, révèle une conspiration de l’Algérie contre le Maroc et la Mauritanie à travers le Polisario.

Dans cette correspondance secrète, Pierre Weber, l’ambassadeur suisse précise que la conspiration contre le Maroc et la Mauritanie a deux visées. « Le premier objectif de l’agression algérienne, par l’intermédiaire du Polisario comme mandataire, est : éliminer, si possible, le régime actuel en Mauritanie et le remplacer par un régime “favorable” à Alger. Le second objectif est d’écraser l’économie marocaine sous des dépenses militaires croissantes, ou du moins durables, afin de briser l’épine dorsale de la résistance marocaine à la politique algérienne d’hégémonie maghrébine et de subversion africaine », explique le diplomate suisse. Cette correspondance prouve ainsi que l’Algérie ne joue pas un rôle d’observateur ou de défenseur de l’autodétermination du Sahara, mais elle est plutôt le cerveau d’une double conspiration : l’une visant à déstabiliser la Mauritanie, l’autre à étrangler le Maroc économiquement et politiquement, fait observer Morocco World News.

À lire : Maroc-Algérie : les dessous d’une rivalité historique

Fort heureusement, « ce double objectif ne sera pas atteint », précise la correspondance, car la détermination de la Mauritanie à résister s’est durcie, tandis que le Maroc est resté « unanime » dans sa détermination et a trouvé un soutien financier auprès de l’Arabie saoudite. Mais le diplomate suisse relève tout de même que cela a eu un impact négatif : la dynamique économique du Maroc au début des années 1970 avait ralenti, les finances publiques étaient mises à rude épreuve et le gouvernement était contraint à l’austérité. Autres conséquences : les fournisseurs étrangers n’ont pas été payés, les entreprises ont été confrontées à une taxation arbitraire et les investisseurs ont signalé des audits étouffants – le tout aggravé par les coûts de défense imposés par la guerre d’Alger. « En forçant le Maroc à accroître ses dépenses de défense, Alger espérait étouffer son modèle de développement », souligne la correspondance.