Confusion entre le drapeau amazigh et l’emblème LGBT au Qatar
À quelques minutes du coup d’envoi du match Maroc-Croatie au Qatar, un agent a confondu le drapeau amazigh de supporters marocains et l’emblème LGBT arc-en-ciel.
Habituée des voyages, une lesbienne prodigue des conseils sécurité aux membres de la communauté LGBT désireux de voyager au Maroc et dans d’autres pays comme la Russie.
Meg Ten Eyck conseille aux voyageurs LGBT de se renseigner avant tout sur les lois du pays à visiter sur l’homosexualité. Elle leur recommande d’utiliser des guides comme celui-ci de The Globetrotter Guys et d’autres blogueurs LGBT pour obtenir des informations plus détaillées le pays. Elle conseille de faire ce travail de recherche en amont, parce que les politiques locales et les opinions sociales sur l’homosexualité peuvent ne pas être les mêmes. À titre d’exemple, elle cite le cas du Maroc et la Russie. « Dans certains endroits comme la Russie ou le Maroc, des actions banales comme se tenir la main, demander un lit double dans un hôtel, se toucher et s’embrasser peuvent être considérées comme des manifestations publiques », a affirmé Meg Ten Eyck.
À lire : L’émouvant témoignage d’un Marocain homosexuel qui a vécu « l’enfer » depuis l’âge de 10 ans
« Dans certains pays, ces actions sont illégales et les conséquences peuvent aller d’une amende à l’emprisonnement en passant par la peine de mort. Pour ne pas être trop sensationnaliste ici, il y a beaucoup de gens qui ont voyagé dans des pays anti-LGBT et pour qui cela s’est très bien passé. Il y a aussi des gens qui n’ont pas eu cette chance. C’est une situation au cas par cas », a-t-elle ajouté.
À lire :Maroc : un roman sur l’homosexualité censuré, devient un best-seller
Au Maroc, l’homosexualité est réprimée d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison ferme par l’article 489 du Code pénal qui punit « quiconque commet un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe ». Un homosexuel peut encourir des peines de prison allant de 6 mois à 3 ans ou des amendes de 120 à 1200 dirhams soit 11 à 110 euros.
Aller plus loin
À quelques minutes du coup d’envoi du match Maroc-Croatie au Qatar, un agent a confondu le drapeau amazigh de supporters marocains et l’emblème LGBT arc-en-ciel.
Le livre de l’écrivaine marocaine Fatima Ezzahra Amezgar, « Journal d’une lesbienne », a été retiré du Salon international du livre et de l’édition qui s’est tenu en juin à...
Le journaliste marocain Rachid Achachi affirme soutenir la guerre en Ukraine et justifie sa position par le fait que la Russie ait adopté une politique homophobe. De quoi...
Dans son film Le bleu du caftan, la cinéaste marocaine Maryam Touzani aborde plusieurs sujets notamment l’homosexualité au Maroc, où les homosexuels vivent souvent cachés, dans...
Abderrahim El Habachi, un jeune Marocain de 28 ans qui avait fui le Maroc par crainte d’être persécuté en raison de son orientation sexuelle milite aujourd’hui pour les droits...
La communauté LGBT marocaine se dit victime d’un lynchage sur les réseaux sociaux en cette période de confinement et organise une contre-attaque. Elle s’apprête à lancer une...
Les homosexuels marocains militent dans des partis politiques et des associations de défense des droits humains. 16 % d’entre eux sont très actifs dans des partis politiques...
La cour d’appel de Khouribga a confirmé la condamnation de la militante marocaine Fatima Karim à deux ans de prison ferme pour « atteinte à la religion islamique ».
Le décès au Maroc d’une mineure de 14 ans, début septembre, des suites d’un avortement clandestin, a relancé le débat sur la dépénalisation de cette pratique qui prend de...
La femme transgenre violemment agressée par un groupe de jeunes dans une rue de Tanger dans la nuit de 11 au 12 novembre raconte son agression.