Accès aux soins : la corruption, un mal nécessaire selon 64% des Marocains

- 20h50 - Maroc - Ecrit par : G.A

La corruption dans les pays arabes prend des proportions inquiétantes et touchent toutes les sphères de la société. Les citoyens de la région MENA se plaignent continuellement de ce fléau et ses énormes conséquences sur leur vie quotidienne.

Les sondages du réseau Arab Barometer 2019 révèlent une hausse générale des soupçons de corruption au cours des dix dernières années. Dans l’ensemble de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), le pourcentage de ceux qui affirment que la corruption a pris de l’ampleur dans les institutions publiques est passé de 78% en 2010 à 84% en 2019. Cette augmentation est particulièrement marquée en Tunisie et en Jordanie.

La corruption arrive en tête des principaux obstacles auxquels la région MENA est confrontée. Elle est majoritairement perçue en 2019 comme un problème majeur, bien plus important que la situation économique. En Irak et au Koweït, la corruption est considérée comme un problème plus urgent que l’économie  : 32% des Irakiens et 42% des Koweïtiens estiment qu’il s’agit du problème principal.

47% des personnes interrogées dans la région MENA estiment qu’il est nécessaire de verser un pot-de-vin pour obtenir de meilleurs services de santé, une proportion qui atteint 69% en Égypte et 64% au Maroc. Il en est de même pour le secteur de l’emploi. Dans l’ensemble de la région MENA, le recours aux connaissances ou aux relations pour obtenir un emploi, est largement considéré comme une forme de corruption par 83% des sondés, tandis que 88% pensent que c’est le moyen le plus sûr pour trouver un emploi, précise la même source.

  • Le constat très sévère des Marocains sur la corruption

    En tout, 74 % des Marocains affirment que les efforts du gouvernement en matière de lutte contre la corruption sont insuffisants. C'est ce que révèle le dernier rapport de Transparency International sur la corruption au Moyen-Orient et en Afrique du nord (MENA).

  • Voici les conclusions publiées par Transparency Maroc

    Les résultats des enquêtes réalisées par Transparency Maroc ont tenu compte de trois indicateurs majeurs, dont l'indice de perception de la corruption, le baromètre global de la corruption en Afrique et dans la région MENA, ainsi que le baromètre de la transparence dans le secteur de la défense au Maroc en 2019.

  • Le FMI s'inquiète des tensions dans la région Mena

    Le Fonds monétaire inernational, dans son Rapport sur les Perspectives économiques régionales, révèle qu'en dehors des tensions commerciales mondiales, la volatilité du prix du pétrole et les incertitudes liées au Brexit, les tensions sociales expliquent aussi la faible croissance dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).

  • Corruption : la très chère facture pour le Maroc

    Le Maroc paye un lourd tribut chaque année en matière de corruption. D'après l'association marocaine pour la protection des biens publics, le royaume perd 50 milliards de dirhams par an.

  • Marrakech : le chef de service de la wilaya condamné à 6 ans de prison ferme pour corruption

    Le chef de service économique et social relevant de la wilaya de Marrakech a écopé, mercredi 22 janvier 2020, d'une peine de 6 ans de prison ferme et d'une amende de 500 000 de DH à verser au plaignant pour corruption. Tel est le verdict rendu par la chambre criminelle près de la cour d'appel de la ville ocre.

  • Maroc : 117 cas traités depuis la création de la ligne téléphonique anti corruption

    Au total, 117 cas de dénonciation de fraudes et de corruption ont été enregistrés par ligne téléphonique anti-corruption mise en place par le parquet général.

  • Voici les propositions du CNDH pour lutter contre la corruption

    Au cours de son allocution à la convention arabe de lutte contre la corruption, Amina Bouayach a fait des propositions pour une lutte efficace contre ce fléau. Pour la présidente du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), il faut un minimum de discipline et de stratégies pour venir à bout de la corruption.

  • Maroc : El Othmani interpellé au sujet de la lutte contre la corruption

    Le chef de l'Exécutif, Saâdeddine El Othmani, était attendu, mardi 21 janvier prochain, au Parlement pour s'expliquer par rapport aux efforts du gouvernement dans la lutte efficace contre la corruption.

  • Maroc : une affaire de corruption secoue le ministère de la Santé

    Le ministère de la Santé est secoué par une grosse affaire de corruption concernant des appareils défectueux, acquis à prix d'or. Le dossier de fraude a ébruité suite à une dénonciation du réseau marocain pour la défense du droit à la santé et du droit à la vie.

  • Un responsable du tribunal d'Ain Sebaâ pris en flagrant délit de corruption

    Les éléments de la police judiciaire de Casablanca ont procédé, le lundi 27 janvier, à l'arrestation d'un responsable de la Chambre correctionnelle d'Ain Sebaâ, pris en flagrant délit de corruption. De sources proches du tribunal, il serait le chef du service de réception des plaintes au tribunal d'Ain Sebaâ.