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Accès aux soins : la corruption, un mal nécessaire selon 64% des Marocains

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15 janvier 2020 - 20h50 - Société

La corruption dans les pays arabes prend des proportions inquiétantes et touchent toutes les sphères de la société. Les citoyens de la région MENA se plaignent continuellement de ce fléau et ses énormes conséquences sur leur vie quotidienne.

Les sondages du réseau Arab Barometer 2019 révèlent une hausse générale des soupçons de corruption au cours des dix dernières années. Dans l’ensemble de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), le pourcentage de ceux qui affirment que la corruption a pris de l’ampleur dans les institutions publiques est passé de 78% en 2010 à 84% en 2019. Cette augmentation est particulièrement marquée en Tunisie et en Jordanie.

La corruption arrive en tête des principaux obstacles auxquels la région MENA est confrontée. Elle est majoritairement perçue en 2019 comme un problème majeur, bien plus important que la situation économique. En Irak et au Koweït, la corruption est considérée comme un problème plus urgent que l’économie  : 32% des Irakiens et 42% des Koweïtiens estiment qu’il s’agit du problème principal.

47% des personnes interrogées dans la région MENA estiment qu’il est nécessaire de verser un pot-de-vin pour obtenir de meilleurs services de santé, une proportion qui atteint 69% en Égypte et 64% au Maroc. Il en est de même pour le secteur de l’emploi. Dans l’ensemble de la région MENA, le recours aux connaissances ou aux relations pour obtenir un emploi, est largement considéré comme une forme de corruption par 83% des sondés, tandis que 88% pensent que c’est le moyen le plus sûr pour trouver un emploi, précise la même source.

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