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Quand le couscous unit le Maghreb

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7 août 2019 - 07h40 - Société

Ce que la diplomatie n’a pas encore réussi, un simple plat est en train de le faire. Il s’agit d’une cause culturelle et culinaire commune qu’ont décidé de porter, d’une seule voix et d’une initiative unique, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie, à propos du couscous, à l’Unesco.

Pour ces quatre pays, il est question de réussir à faire adopter par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, Unesco, en anglais, le couscous comme patrimoine immatériel de l’humanité. Pour cette cause, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie se sont vus dans l’obligation d’abandonner toutes les formes de rivalités qu’ils entretiennent, par groupes de deux ou non, depuis qu’ils sont indépendants.

Dans cette même lancée, les deux premiers pays se regardent en chiens de faïence, sur le fond d’une brouille datant de plusieurs décennies. Mais, celle-ci s’est concrétisée, depuis 25 ans. Pour le couscous, aujourd’hui, ils s’entendent. En plus, l’Algérie, finalement, a renoncé à faire cavalier seul, dans ce projet sur le plat puisqu’il lui a été difficile de faire l’unanimité, en 2016, avec ses autres partenaires du Maghreb, sur le fait que ce plat avait son origine sur son territoire.

En réalité, le couscous trouve ses origines à une époque immémoriale où les amazighs, encore appelés berbères, peuplent une vaste Afrique du Nord s’étendant jusqu’à Siwa, un oasis en Egypte occidentale. Il provient du mot "Kseksu" qui, en berbère, signifie, le grain de semoule et le plat qu’il en est tiré. Même jusqu’en Libye, il est un aliment de base.

Cuisinée avec l’huile d’olive, cuite à la vapeur, la semoule de couscous présente l’avantage de faire l’objet d’un nombre illimité de plats d’accompagnement, ceux-ci qui varient selon les pays et les contrées qui l’ont adoptée, même en dehors de la zone du Maghreb.

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