Déjà des coupures d’eau à Agadir

- 20h30 - Maroc - Ecrit par : S.A

Les coupures d’eau “soudaines” sont devenues plus fréquentes à Agadir au point de perturber le quotidien des habitants.

Les coupures ponctuelles d’eau potable font partie de l’une des actions que le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, met en œuvre pour encadrer la consommation d’eau et inciter à une utilisation responsable. Mais cette mesure passe mal auprès des habitants d’Agadir. À en croire des internautes, cette ville connait des coupures soudaines. En conséquence, « les habitants de la ville se trouvent dans une situation délicate qui impacte le cours normal du quotidien ».

À lire : En manque d’eau, Casablanca se tourne vers les eaux usées

« La situation des coupures d’eau dans certaines villes du Maroc est préoccupante et nécessite une attention immédiate. Il est crucial pour chaque citoyen de comprendre la gravité de la crise à laquelle nous sommes confrontés. Malgré les apparences, de faibles précipitations ne signifient pas que nous avons surmonté cette crise. En réalité, nos barrages sont presque vides, mettant en péril notre réserve stratégique en eau. Les ressources en eaux souterraines et la végétation aquatique ont été épuisées au fil des années », commente Mohammed Benata, ingénieur agronome et Docteur en Géographie auprès de Hespress.

À lire :Restrictions d’eau : voici ce qui attend les Marocains

Il dépeint une situation alarmante. « Nous sommes en plein cœur d’une crise majeure de l’eau. […] Au Maroc, la disponibilité en eau a considérablement diminué ces dernières années, notamment dans les régions du Souss et d’Agadir. Fort heureusement, une usine de dessalement à Chtouka Ait Baha fournit de l’eau potable à Agadir et soutient également les agriculteurs locaux dans l’irrigation de leurs cultures ». Pour inverser la tendance, le spécialiste recommande de sensibiliser la population.

À lire : Le Maroc envisage des coupures d’eau

« Il est donc essentiel de sensibiliser davantage la population, en impliquant les médias et les établissements d’enseignement dans cette démarche. Il est également urgent d’accélérer la mise en œuvre de projets de dessalement de l’eau, qu’ils soient de grande ou de petite envergure, afin de garantir un approvisionnement en eau potable pour tous », recommande-t-il. Et d’ajouter : « Des mesures telles que la restriction du débit d’eau pendant certaines heures ou certains jours doivent être envisagées avec sagesse et équité pour assurer une gestion durable de cette ressource vitale ».

  • Agadir : la qualité de l'eau inquiète les habitants

    Les habitants des villes d'Agadir, Inezgane, Ait Melloul, Dcheira, et Laqliaa se plaignent de la qualité de l'eau potable servie ces dernières semaines par la compagnie des eaux RAMSA.

  • Des coupures d'eau à Tanger ?

    Malgré le grave déficit hydrique provoqué par six années de sécheresse, les autorités locales de Tanger n'envisagent pas, pour l'instant, des coupures d'eau.

  • Déjà des coupures d'eau à Casablanca

    Le faible débit de l'eau dans les grandes villes comme Casablanca inquiète les habitants qui dénoncent les coupures d'eau intempestives. Pour les responsables de Lydec, les ressources en eau disponibles sont insuffisantes pour satisfaire les besoins des populations, en cette période de stress hydrique.

  • Des coupures d'eau à Casablanca ?

    Les habitants de plusieurs communes de la région de Casablanca-Settat se plaignent des coupures d'eau intempestives ou du faible débit au robinet. Ils craignent une pénurie d'eau.

  • Déjà des coupures d'eau à Casablanca

    Après les mesures de réduction du débit d'eau, bon nombre de Casablancais font désormais faire à des coupures d'eau planifiées.

  • Des coupures d'eau à Marrakech ?

    Les habitants de plusieurs quartiers de la ville de Marrakech se plaignent de la baisse du débit d'eau potable et des coupures. De même, des rumeurs font état de la mauvaise qualité de l'eau qui arrive dans les robinets. L'agence autonome de distribution d'eau et d'électricité de la ville, Radeema, n'a fourni aucune explication aux habitants sur ces perturbations, ni tenté de les rassurer, encore moins de démentir ces rumeurs.

  • Vers des coupures d'eau à Casablanca ?

    La pénurie d'eau se fait de plus en plus ressentir à Casablanca. La présidente de la commune urbaine, Nabila Rmili, a tiré la sonnette d'alarme lors d'une récente session extraordinaire du conseil préfectoral. Le barrage Al Massira, qui alimente notamment les quartiers sud de la ville, connaît une situation critique en raison du déficit hydrique.

  • Le Maroc envisage des coupures d'eau

    Face au grave déficit hydrique provoqué par six années de sécheresse, le Maroc met en œuvre des mesures strictes, dont une rationalisation draconienne de l'utilisation de l'eau.

  • Maroc : la pastèque, victime des restrictions d'eau

    Le Maroc a maintenu les mesures restrictives sur les cultures consommatrices d'eau. En premier, la pastèque dont la culture est interdite dans plusieurs villes et régions du royaume comme Sidi Kacem, Errachidia, Tinghir, ou Zagoura.

  • Maroc : des stations de dessalement pour sauver l'agriculture

    Le ministère marocain de l'Agriculture a adopté le dessalement de l'eau de mer à des fins d'irrigation. Dans cette dynamique, le département de Mohamed Saddiki a prévu la construction de nouvelles stations de dessalement dans certaines zones agricoles.