Pas de traces « d’un dossier Ghali » dans les services de santé d’Aragon

- 12h40 - Espagne - Ecrit par : S.A

Le service de santé d’Aragon a assuré qu’« il n’y a aucune preuve » sur le transfert du leader du Polisario, Brahim Ghali à Logroño depuis Saragosse dans l’une de ses ambulances dans ses registres.

La justice espagnole continue d’enquêter sur les conditions d’entrée du chef des séparatistes en Espagne, le 18 avril dernier. Dans une correspondance adressée à Rafael Lasala, chef du tribunal d’instruction numéro 7 de la capitale aragonaise, en charge du dossier, le chef du régime juridique de la santé assure qu’il n’y a aucune preuve que Brahim Ghali – qui, par ordre du ministère des Affaires étrangères, a été exempté du contrôle des passeports et des douanes – a été transféré de la base aérienne de Saragosse à l’hôpital de San Pedro de Logroño, « ni avec ses propres moyens ni avec des moyens de tiers dépendant du service de santé aragonais », fait savoir La Razon. Une information rapportée par le président aragonais, Javier Lambán.

À lire : Pas de traces d’un « dossier Ghali » au ministère espagnol des Affaires étrangères

Dans une réponse au juge Rafael Lasala, le chef général de la mobilité aérienne de la base militaire de Saragosse a précisé que le leader du Polisario avait été transféré à Logroño dans « une ambulance avec un brancard ». Cette information a permis au magistrat de poursuivre ses investigations. Dans ce sens, il a ordonné que le service de Santé du gouvernement d’Aragon soit tenu de lui « signaler si une ambulance de la Santé ou contractée par elle est allée chercher Brahim Ghali à l’aéroport l’après-midi du 18 avril.

Le parquet réitère sa demande afin que le chef de la base aérienne confirme l’identité de cette ambulance à travers ses registres d’entrée, poursuit la même source.

  • Le juge espagnol recherche toujours ceux qui ont autorisé l'entrée de Ghali en Espagne

    Le juge d'instruction en charge de l'affaire Brahim Ghali demande au ministère des Affaires étrangères et à l'État-major de l'armée de l'air de lui fournir les noms des militaires et hauts fonctionnaires qui ont donné et reçu des instructions pour faciliter l'entrée en Espagne du leader du Front Polisario, le 18 avril dernier.

  • Le gouvernement espagnol était au courant de l'arrivée de Ghali

    Camilo Villarino, le chef de cabinet d'Arancha González Laya, ancienne ministre des Affaires étrangères, est celui qui a ordonné à l'état-major de l'armée de l'air de ne pas soumettre Brahim Ghali, le leader du Front Polisario et sa suite au contrôle « des douanes ou de l'immigration » avant leur entrée sur le territoire espagnol.

  • Affaire Ghali : l'étau se resserre autour de Camilo Villarino

    Le juge du tribunal d'instruction de Saragosse, Rafael Lasala, soupçonne Camilo Villarino, l'ancien directeur de cabinet d'Arancha González Laya, d'avoir caché des informations au deuxième chef d'état-major général de l'Air, Francisco Javier Fernández Sánchez, pour faciliter l'entrée en Espagne de Brahim Ghali, le chef du Front Polisario, sans contrôle douanier.

  • González Laya : l'entrée de Ghali en Espagne était « légale »

    L'ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya, a assuré ce lundi lors de sa comparution, que l'entrée en Espagne du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, a été faite « conformément à la loi ».

  • Enfin le responsable de l'entrée de Brahim Ghali en Espagne connu

    Les autorités de l'armée de l'air à Saragosse ont fini par révéler au juge en charge du dossier l'instance qui a autorisé l'atterrissage de l'avion qui transportait le leader du Polisario, Brahim Ghali en Espagne, le 18 avril.

  • Nouvelles révélations sur l'arrivée de Brahim Ghali en Espagne

    Le ministère espagnol des Affaires étrangères, sans fournir des informations sur l'identité des personnes à bord de l'avion de la présidence algérienne qui transportait Brahim Ghali, le leader du Front Polisario vers l'Espagne le 18 avril, a demandé à l'armée de l'air d'autoriser l'appareil à atterrir sur la base aérienne de Saragosse et à entrer sur le territoire sans aucun contrôle douanier.

  • Le juge veut connaître l'identité du « civil » qui a coordonné l'entrée de Brahim Ghali en Espagne

    Le juge en charge de l'affaire Brahim Ghali, Rafael Lasala, vient d'ordonner à la police d'enquêter sur l'identité du responsable qui a coordonné l'entrée du leader du Front Polisario sur la base aérienne de Saragosse en avril dernier.

  • Brahim Ghali : des révélations sur son départ d'Espagne

    On en sait un peu plus sur les circonstances du départ d'Espagne du leader du Polisario. Brahim Ghali avait été admis à l'hôpital San Pedro de Logroño, sous fausse identité en avril dernier après avoir contracté le Covid-19 et était retourné en Algérie dans des circonstances floues.

  • Espagne : la justice s'intéresse au fils de Brahim Ghali

    Le juge du tribunal de Saragosse, Rafael Lasala, en charge de l'affaire Ghali en Espagne, vient d'ouvrir une enquête sur les conditions d'obtention d'un titre de séjour par Luali Brahim Sid El Mustafa, son fils, qui l'accompagnait le 18 avril dernier.

  • Affaire Ghali : l'ancien chef de cabinet du ministère des Affaires étrangères devant la justice

    Le président du tribunal d'instruction de Saragosse, Rafael Lasala, a décidé de citer à comparaître le diplomate Camilo Villarino, l'ancien chef de cabinet du ministère espagnol des Affaires étrangères, dans le cadre de l'enquête judiciaire en cours sur l'arrivée de Brahim Ghali, le chef du Front Polisario, dans un avion présidentiel algérien à la base militaire de Saragosse. L'audience est prévue pour le début du mois de septembre.