Le droits du consommateur toujours à la traîne

- 00h00 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le consommateur connaît-il bien ses droits et devoirs ? Une question qui a focalisé les débats lors de la journée internationale des droits du consommateur célébrée le jeudi 15 mars.

Placée sous le signe du développement durable et de la consommation responsable, elle a été l’occasion, encore une fois, d’insister sur l’importance de la sensibilisation et de la mobilisation des consommateurs. L’idée, comme l’a souligné le secrétaire général du département du commerce et de l’industrie, Hilia Bousselham, est de faire de la protection de l’environnement un moyen d’orientation de la consommation vers des produits et des services répondant au concept de la production propre et du développement durable. C’est démontré, explique-t-il, les modes de production et de consommation intensifs causent inéluctablement la dégradation de l’environnement. « La préservation de l’environnement passe donc par une amélioration des modes de production mais aussi par un changement des modes de consommation », lance le président de la Confédération des associations des consommateurs au Maroc (CAC-Maroc), Mohamed Benkaddour.

Mais, comment un consommateur, peu outillé, peut-il faire le bon choix et assumer sa part de responsabilité pour un développement durable ? comment peut-il s’y retrouver dans la jungle des publicités mensongères, conditions commerciales abusives, prix excessifs et autres déclarations d’origine peu claires… Ce n’est un secret pour personne, en matière de protection du consommateur, le Maroc est à la traîne. D’autant que la loi (N°27-00) sur la protection du consommateur tarde à voir le jour.

En attendant, l’on peut toujours se consoler avec l’annonce de quelques « mesurettes » par le ministère de l’Industrie, du commerce et de la mise à niveau. Parmi elles, le lancement d’une étude de faisabilité pour la mise en place d’un Centre national de la consommation -CNC-. Le projet, monté avec la FAO, consacre une enveloppe de 112.000 dollars (environ 896.000 DH) pour l’étude qui sera étalée sur 18 mois. Un projet de jumelage sur la thématique de la protection du consommateur est envisagé avec l’Union européenne.

Impliqué à tous les niveaux

Au programme également, des actions de soutien aux associations de consommateurs pour renforcer leur travail de sensibilisation et de vulgarisation.

En effet, la présidente de l’Association des consommateurs, confédération du logement et du cadre de vie en France, Reine Calude Mader, estime que le citoyen doit être informé et impliqué à tous les niveaux. Pour cela, l’action associative et le travail de terrain doivent être renforcés. Certes, comme l’édictent les règles du commerce, le client est roi, mais encore faut-il qu’il soit conscient de ses droits et devoirs, note Saïd Mouline, président de la Commission Environnement de la CGEM et président du Centre de production propre. Et c’est là le travail des associations. Un mouvement consumériste structuré et fort contribuerait largement à la protection des consommateurs. « En France, les ONG de consommateurs et environnement sont agréés. Elles peuvent se présenter devant le tribunal pour demander réparation pour tout préjudice qu’elles constatent », indique la présidente de l’ONG française. Les associations doivent tisser une toile de protection qui devrait en principe offrir certaines garanties au consommateur.

L’Economiste - K. E. H.

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