Il était revenu en France pour voir sa famille, la fin de cavale d’Ameur Mansouri

- 19h00 - France - Ecrit par : P. A

Ameur Mansouri, 49 ans, l’un des trafiquants les plus recherchés par l’Office central anti-stupéfiants (OFAST), a été arrêté jeudi par les éléments de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Versailles, près du métro Pasteur (XVe arrondissement), alors qu’il était coincé dans un embouteillage.

L’information est confirmée par le parquet de Paris. Originaire de la cité de la Solidarité à Montrouge (Hauts-de-Seine), le mis en cause était recherché pour des faits de séquestration et trafic de stupéfiants. Qualifié « d’insaisissable » par les enquêteurs, ce trafiquant est « assez indépendant », confie une source policière au Parisien. Ameur Mansouri a fait ses débuts dans le milieu de la drogue dans les années 90 où il importait de la résine de cannabis depuis le Maroc. Le quadragénaire s’est progressivement imposé comme un acteur incontournable du trafic de drogue francilien, devenant le principal fournisseur de plusieurs points de deal, notamment dans les Hauts-de-Seine.

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Sa première condamnation à 5 ans de prison en 2006 n’a pas émoussé son envie de prospérer dans le trafic de stupéfiants. À sa sortie de prison, Ameur Mansouri devient le leader du réseau et renforce ses activités. En 2012, il décide de s’installer au Maroc pour échapper à la police qui était à sa recherche. Depuis le royaume, il continuait de gérer ses affaires franciliennes avec une petite équipe sur place qui se chargeait de distribuer la marchandise en Île-de-France et notamment dans la cité de la Solidarité de Montrouge où il a grandi.

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Le criminel a réussi à gérer son trafic depuis le Maroc pendant plus de 10 ans, avant de décider de revenir en France pour régler certaines affaires et voir son frère et sa sœur cadets, condamnés pour leur implication dans un trafic de stups. « Il était en possession de vrais-faux papiers, et quand il revenait, il résidait dans des hôtels », explique une source proche du dossier. Entre-temps, la justice française l’a condamné à deux reprises, en octobre 2017 et décembre 2023, respectivement à 9 et 15 ans d’emprisonnement avec mandat d’arrêt.

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Après 13 ans de cavale, il sera finalement arrêté dans la nuit du jeudi par la BRI de Versailles, alors qu’il était coincé dans les embouteillages. « Il a été cerné, braqué et maîtrisé. Il s’est montré beau joueur en n’opposant aucune résistance », confie une source judiciaire. Le criminel marocain devrait être présenté devant un juge du parquet de Paris en vue de l’exécution des deux peines de prison qu’il doit purger.