La face cachée des balades à dos de dromadaire au Maroc

- 19h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

L’association People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) déconseille aux touristes arrivant au Maroc pour y passer les vacances d’été d’éviter les balades à dos de chameau.

Au Maroc, la randonnée à dos de chameau est l’une des activités les plus divertissantes contribuant au développement du tourisme. Mais c’est une activité dont les dromadaires souffrent. Ces animaux sont battus, exploités et tués pour le tourisme, révèle une enquête choc de Peta Asia. L’association a diffusé des images visionnées par Daily Mail montrant des animaux abandonnés dans le désert, attachés sans protection contre les éléments ou battus avec un bâton. « Au Maroc, les chameaux étaient attachés à l’extérieur par de courtes cordes dans toutes les conditions météorologiques, privés de la possibilité de se déplacer librement, puis, comme le montre la vidéo, lorsque les propriétaires de chameaux pensaient que personne ne les regardait, ils étaient battus brutalement », a expliqué l’enquêteur de PETA Asie.

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« C’est la même personne qui va vous vendre un billet tout en vous disant combien elle aime son chameau », ajoute l’association. Elle implore les touristes « de contribuer à mettre fin à ces abus en ne montant jamais sur des animaux et en exigeant la fin des promenades à dos d’animaux au Maroc, en Égypte et partout ailleurs où elles sont proposées. » Une première enquête similaire menée par PETA Maroc révèle que des chameaux utilisés pour les balades étaient battus, attachés et finalement tués lorsqu’ils n’étaient pas en mesure de porter la charge. Un exploitant de manège a déclaré aux enquêteurs que les animaux, avec une durée de vie naturelle de 40 ans, ne peuvent être « utilisés » que pendant environ cinq ans, après quoi ils sont tués ou vendus pour la consommation. « Les chameaux exploités dans l’industrie touristique marocaine sont battus sans pitié, attachés sans abri et forcés de se promener jusqu’à ce que leur corps s’effondre », explique Mimi Bekhechi, vice-présidente de PETA pour l’Europe.

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Elle exhorte les vacanciers « à aider ces animaux doux en ne payant jamais pour des promenades à dos de chameau au Maroc ou ailleurs. » Selon Responsible Travel, une « agence de voyage activiste » qui milite pour des « expériences de voyage authentiques qui causent le moins de dommages aux personnes et aux lieux », de nombreux pays proposant ces circuits manquent de lois sur le bien-être animal ou de mesures d’application. « Les promenades à dos de chameau pour les touristes sont courantes dans de nombreux pays du Moyen-Orient, et certains animaux sont surmenés, car leurs propriétaires cherchent à gagner autant d’argent que possible », reconnaît l’agence.

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