Fnideq : manifestation contre la fermeture des frontières (vidéo)

- 22h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Après onze mois de fermeture des frontières marocaines avec l’Espagne, les habitants de Fnideq ne tiennent plus. Dans la nuit de vendredi à samedi, ils ont exprimé leur ras-le-bol de cette situation, à travers des protestations à Fnideq et Tétouan.

Nuit mouvementée à Fnideq. Des émeutes et des rassemblements spontanés ont eu lieu dans cette ville frontalière à Ceuta, et aussi à Tétouan.

À Fnideq, des barricades ont été incendiées par des populations surchauffées qui n’hésitaient pas à lancer des pierres aux agents de la gendarmerie, accusés d’avoir dispersé avec violence le mouvement de protestation organisé en fin d’après-midi de ce vendredi.

Bien avant la survenue de la pandémie, la population de Fnideq vivait dans des conditions socioéconomiques très difficiles, notamment en raison de l’interdiction par le Maroc du commerce de marchandises de contrebande aux frontières. La fermeture des postes-frontières de Ceuta et Melilla, décidée pour raison de crise sanitaire, est venue aggraver cette situation.

De fait, les familles qui vivaient de ce circuit économique depuis des décennies autour de Ceuta et Fnideq (et dont M’diq, Martil, Tétouan ou Tanger ont également bénéficié) n’ont plus d’autre moyen de subsistance. Nombre de jeunes et même d’adultes, originaires de Fnideq, qui ont perdu tout espoir en un avenir meilleur, optent pour l’immigration clandestine au péril de leur vie. Les cas de disparition en mer s’enregistrent à une fréquence inquiétante.

  • Les habitants de Fnideq redescendent dans la rue

    Après les manifestations du vendredi 5 février, les habitants de Fnideq ont à nouveau manifesté vendredi 12 février, pour protester contre la fermeture des frontières avec Ceuta et la détérioration de leurs conditions de vie.

  • Fnideq : relaxe et peine de prison avec sursis pour les quatre jeunes interpellés

    Les quatre jeunes interpellés dans le cadre des manifestations du 5 février à Fnideq ont été condamnés à six mois de prison avec sursis. Sur ordre du procureur, ils ont été libérés, mardi 16 février.

  • Des arrestations après les manifestations à Fnideq

    Après les manifestations qui ont éclaté vendredi soir à Fnideq et aussi à Tétouan, le parquet général de Tétouan a engagé lundi des poursuites judiciaires contre quatre prévenus. Le gouvernement, de son côté, doit rechercher les solutions durables à cette montée de la révolte qui risque d'embraser d'autres régions du royaume.

  • Les habitants de Fnideq défient les autorités et redescendent dans la rue

    Après les manifestations des vendredis 5 et 12 février, les habitants de Fnideq sont redescendus dans la rue ce vendredi 19 février pour demander la réouverture de la frontière avec Ceuta, fermée depuis bientôt un an.

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    La société civile de Fnideq appelle à la mise en place d'un « plan de relance économique urgent pour sauver la ville ». Ce plan doit prendre en compte la réouverture des frontières et l'accélération de la construction de la zone franche de la ville.

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    Aboubaker, 3 ans, est le benjamin d'une fratrie de trois enfants. Il vit à Fnideq avec sa mère et ses deux frères, loin de leur père bloqué à Ceuta du fait de la fermeture des frontières. Toute la famille souffre de cette séparation interminable.

  • L'OMDH demande la libération des manifestants de Fnideq interpellés

    L'Organisation marocaine des droits de l'homme (OMDH) vient de demander l'ouverture d'une enquête judiciaire transparente sur la tragédie de Tanger et la mise en liberté provisoire des personnes interpellées après la manifestation de Fnideq.

  • Ceuta et Melilla, au cœur de la crise entre le Maroc et l'Espagne

    Ceutaet Melilla vivent une crise économique sévère depuis la fermeture des frontières avec le Maroc le 20 mars 2020. Les deux enclaves espagnoles n'en peuvent plus de cette situation qui a entraîné l'arrêt du commerce informel dont profite la majorité des populations.

  • Un sit-in dispersé à Fnideq

    Les forces de l'ordre ont dispersé vendredi un sit-in non autorisé à Fnideq. Cette manifestation se tenait, selon les autorités locales, en violation des dispositions de l'état d'urgence.

  • Pas de libération pour les manifestants de Fnideq interpellés

    L'examen du dossier des quatre personnes arrêtées dans le cadre des manifestations contre la dégradation de la situation économique au Maroc, a été repoussé au 16 février par le tribunal de première instance de Tétouan. La cour a également rejeté les demandes de mise en liberté provisoire présentées par le collège des avocats des mis en causes.