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France : lourde peine pour le beau-père de Yanis

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23 novembre 2020 - 08h20 - Monde - Par: S.A

La Cour d’assises du Pas-de-Calais a condamné, vendredi 20 novembre, Julien Masson, 34 ans, beau-père de Yanis, mort à cinq ans lors d’une punition en février 2017, à 25 ans de réclusion criminelle pour homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans. Sa mère, 26 ans, a écopé de quatre ans de prison, dont deux avec sursis pour non empêchement de crime.

La peine de Julien est assortie de cinq ans de suivi socio-judiciaire avec injonction de soins, rapporte l’AFP. « C’est une décision que nous respectons évidemment » mais « qui ne correspond pas selon nous aux faits », a réagi un de ses avocats, Gabriel Duménil, ajoutant que son client réfléchirait à l’opportunité d’interjeter appel. Émilie, elle, sera placée pendant trois ans sous un régime de sursis probatoire. Ce verdict prononcé le cinquième jour du procès est un soulagement pour elle, a fait savoir son avocate, Fleur Bridoux. La mère de Yanis « a reconnu sa responsabilité » dans le meurtre de son fils et « accepte la peine ».

« Je veux m’excuser, (...) Pardon pour tous ceux qui ont connu Yanis », a lancé Julien. « Ce n’est pas pour la peine » mais j’aimerais « qu’on accepte que j’ai pas voulu le tuer », a-t-il dit. Jeudi, il a reconnu sa « responsabilité » dans la mort du petit Yanis qui reste pour lui « accidentelle ». Selon ses propres déclarations, le mineur aurait fait « plusieurs chutes » et il l’aurait frappé d’un « coup de lampe » de poche. "

« Ce pipi au lit n’était qu’un prétexte », a commenté l’avocat de l’association Enfance et partage, Jean-Philippe Broyart, avant d’expliquer que l’enfant « pouvait être encombrant » pour le couple qui gérait des tensions. Celui-ci a rappelé que le mineur avait dit à l’accusé vouloir retourner vivre chez son père biologique quelques heures avant le drame.

Les faits s’étaient déroulés dans la nuit du 5 au 6 février 2017. L’enquête révèle que l’accusé avait quitté le cabanon d’Aire-sur-la-Lys où lui et sa compagne passaient le week-end vers 00H30. Il avait emmené Anis courir au bord du canal par une température de cinq degrés, pour le punir d’avoir fait « pipi au lit ». Mardi, l’accusé affirmait être seulement sorti chercher du tabac accompagné de l’enfant.

Par ailleurs, l’autopsie a révélé que la mort de ce mineur était due à un traumatisme crânien consécutif à un impact violent."Pas moins de 30 traces de contusions distinctes, dont certaines non contemporaines -remontant à plusieurs jours- et des éraflures diverses ont été constatées sur le corps de la petite victime", a déclaré un médecin légiste de l’institut médico-légal de Lille.

Mots clés: France , Homicide , Prison , Enfant

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